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lundi, 26 février 2007

Bayrou : le décollage a eu lieu

Un petit schéma vaut mieux qu'un long discours : 

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(vous voyez la montée de la courbe bleue ?) 

Ceci-dit, un petit discours s'impose, surtout en prolongation d'une note publiée il y a quelques semaines sur ce blog, où je notais un frémissement pour le moins léger en faveur de François Bayrou dans les discussion qui émaillaient les espaces sociaux en ligne, et l'absence de ralliements (certains ont eu lieu depuis). 

Ce joli graphique indique, jour après jour, le nombre de billets publiés sur des blogs incluant les termes "françois bayrou" (bleu), "ségolène royal" (orange) et "nicolas sarkozy" (vert). L'outil de mesure est blogpulse, mais on peut également se référer à d'autres outils, tels que le tendançologue, sur l'observatoire de la présidentielle. Ils indiquent une évolution proche.

Tous les outils convergent : on parle, en ligne, désormais presque autant de Bayrou que des deux autres candidats. Le rapport n'est pas encore celui d'une égalité de traitement par les internautes, mais, pour simplifier, là où 100 blogs parlent de Sarkozy ou de Ségolène, on monte, hors exceptions, à 70 pour Bayrou, contre un rapport de 100 à 15/20 il y a trois semaines.

Le décollage a donc eu lieu. Il date de début février. Auparavant, c'était le calme plat, ou presque, sur le candidat centriste (le frémissement est très léger entre le 15 et le 30 janvier, et le même mouvement est perceptible chez tous les candidats : c'est l'élection en soit qui prend de la part de bruit médiatique, Bayrou voit même sa "part de marché " baisser).

Thierry Crouzet voit dans ce décollage le symbole de la victoire du 5ème pouvoir, qui impose son candidat à la société médiatique :

"Cette idée il ne l’a pas imposée, il l’a juste semée. Le cinquième pouvoir s’en est emparé, il l’a diffusée lentement. Aujourd’hui, elle remonte par percolation comme l’eau dans une cafetière, elle finit par atteindre la surface, et les Ségo-Sarko comme les médias ne peuvent plus l’ignorer. Alors ils la répètent, la consolident. Mais elle n’est pas née grâce à eux, elle n’a pas été calculée par eux mais par le cinquième pouvoir lui-même."

Difficile de dire qui est l'oeuf et la poule, dans l'émergence de Bayrou ces trois dernières semaines, entre le supposé cinquième pouvoir que constitueraient les internautes, nouvelle force autonome, et les media et faiseurs habituels d'opinion. Thierry en fait un élément de démonstration de la révolution qu'il chronique dans son livre et qu'il promeut depuis des mois. Je reste pour ma part dubitatif.

D'une part, les internautes, selon tous les outils de mesure dont on peut disposer, parlaient nettement moins de Bayrou que ne peut le supposer son poids électoral (il était 5  à 6 fois moins présent que les deux leaders). Tout juste pouvait-on noter, qualitativement, une sensibilité croissante au candidat centriste dans quelques espaces relativement visibles, et peut-être pionniers, des discussions politiques. C'est faible. Rien ne permet de dire que les internautes onteffectivement diffusé la graine Bayrou, que la plante a germé, avant que les media ne viennent l'arroser.

Car les media ont copieusement arrosé la graine : ce sont manifestement les sondages de la fin janvier qui ont généré l'explosion. Entre le 20 et le 30 janvier, plusieurs sondages montrent une progression de François Bayrou, qui, fait nouveau, passe devant Jean-Marie Le Pen. La presse s'empare alors de son maronnier de chaque janvier de présidentielle : le troisième homme. Les couvertures s'affolent, et Bayrou fait la une des media : l'hypothèse du troisième homme devient crédible, et, peu à peu, surtout la semaine dernière, l'hypothèse d'arrivée au second tour de François Bayrou devient un sujet de conversation majeur, même chez les internautes. La plus forte progression de Bayrou dans les discussions correspond à la semaine où il est très fortement exposé médiatiquement (A vous de Juger, France Europe Express...) en télévision.

Le fameux "cinquième pouvoir" est peut-être responsable, partiellement, du gain initial de quelques points dans les sondages, du passage de 7 à 8 ou 9%, à la faveur d'un discours fortement orienté dans le sens, le thème, les valeurs de ces internautes actifs (critique des media). Rien ne le prouve, mais on pourrait l'imaginer. Reste que le décollage réel, celui qui fait de F. Bayrou aujourd'hui une alternative crédible, répond à une logique proche de celle de l'apparition de S. Royal il y a plus d'un an : par un jeu d'emballement médiatique fondé sur quelques sondages d'opinion, sur un personnage dont le discours ou le positionnement est manifestement susceptible de remporter une adhésion. 

De quoi rester encore modeste sur le poids et l'influence des blogs et des internautes dans le jeu politique... En tout cas comme initiateurs de mouvements de fond. Ils sont en revanche de fantastiques relais réactifs à l'actualité médiatique.

 

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Commentaires

Tierry crouzet est dans son rôle, tu as raison Versac, il faut relativiser ses déclarations.

C'est pas internet et le prétendu 5eme pouvoir qui fait émerger Bayrou. C'est du fantasme.
Oui, Bayrou bénéficie de sympathie dans la blogosphère. Et forcéments certains blogueurs comme Thierry (mais bon, il en fait des livres, alors on en attend pas moins de lui) se font le film d'une telle force du net.
Mais c'est pipeau.

Le 5eme pouvoir fait émerger des thèmes par le truchement de journalistes (genre de 20 min, le monde ou canal), pas des mouvements. Les ponts entre le net et la "vraie vie" ne permettent pas d'influence généralisée.
Pas en 2007 en tout cas

Écrit par : Fro | lundi, 26 février 2007

Quand Bayrou était ministre

François Bayrou découvre aujourd’hui l’Education Nationale et il déclare vouloir en faire sa priorité. Il semble oublier qu’il a déjà été ministre de l’Education Nationale de mars 1993 à juin 1997. Quel est son bilan ? Il a réussi à mettre un million de personnes dans la rue pour un projet mal ficelé et il a ensuite été totalement incapable d’arrêter la machine infernale mise en place par la Loi Jospin de 1989 et qui depuis se charge de détruire de l’intérieur tout le système éducatif français. Il est normal qu’il se rapproche des socialistes et de Jospin, le nouveau mentor de Ségolène Royal, puisqu’il n’a rien trouvé à redire à la Loi Jospin, cette Loi dans laquelle le mot “ instruction ” n’est pas employé une seule fois et où l’élève est placé “ au centre du système ” comme référence absolue de la “ culture commune ” selon l’expression de Philippe Meirieu. Bayrou n’a même pas été capable de soutenir le ministre actuel de l’Education Nationale Gilles de Robien qui est de son propre parti et qui lui a pris à bras le corps le problème de l’apprentissage de la lecture et de la grammaire à l’école primaire et qui courageusement tente de réformer les IUFM. Au contraire, Bayrou s’est permis de le faire siffler par ses amis devant les caméras de télévision.

Écrit par : sebastien | lundi, 26 février 2007

Et Sarkozy, qu'a-t-il fait au ministère de l'Intérieur ?

A part déclenché une révolte dans les banlieues qui a été sous le feu des projecteurs du monde entier ?
Crise qu'il n'a pas su gérer puisque c'est De Villepin et Chirac qui ont du intervenir pour éviter la catastrophe.

D'ailleurs, c'est quand même drôle, quand on l'entend affirmer qu'il a su gérer cette crise...
hum... hum...

Écrit par : crou | lundi, 26 février 2007

On en parle plus c'est l'évidence, dans les médias, dont font partie le "5e pouvoir". La question n'est pas celle de cette montée en puissance, mais plutôt de la consistance et la durée de ce phénomnène. Ma conviction est double : premièrement un train peut en cacher un autre et l'effet bayrou masque l'effet le pen ; deuxièmement, n'ayant pas de profondeur idéologique et électorale réelle, le cas bayrou est la chronique d'un effondrement annoncé, au fur et à mesure du rapprochement de l'échéance.

Écrit par : Esope | mardi, 27 février 2007

Nous en Allemagne nous ne voterons pas Le Pen, mais nous votons

www.bayrou.de

Écrit par : Bayrou.de | mardi, 27 février 2007

Et maintenant on voit aussi du Bayrou bashing, alors qu'avant tout le monde le trouvait sympa. C'est la gloire!

Écrit par : Eric | mardi, 27 février 2007

Deux candidats omniprésents,deux programmes très ressemblants,gauche et droite se confondent.Arrêtons avec les clivages,stoppons leurs luttes de pouvoir et d'intérêts,pensons plutôt à remettre la France en marche...REAGISSONS! Il est temps de prendre les compétences là où elles sont,de choisir les femmes et les hommes dont l'envie de faire progresser la France est la seule conviction. D'où qu'elles viennent,les bonnes idées doivent prévaloir;au-delà des partis et idéologies. Choisissons l'union des bonnes volontés.

Et si c'était BAYROU la solution ?

REFLECHISSONS...VOTONS!

Écrit par : matthieu | mardi, 27 février 2007

Juste une remarque : il y a 6 mois, le buzz autour de Bayrou était certe réduit, mais, de manière toute subjective, on peut dire que c'était plutôt du positif, contrairement aux 2 stars du moment dont le buzz portait surtout sur de la critique. Proportionnellement à son poids politique, Bayrou était plus cité que les autres candidats, hors duo de tête.

Je pense sincèrement que la blogosphère influence ceux qui la compose et que le fait que le mini buzz soit "positif" autour de Bayrou a préparé les esprits à une bienveillance à son égard. Une espèce d'ambiance, que les média n'avaient plus qu'à reprendre et amplifier.

Maintenant que l'indifférence n'est plus de mise dans les états major du PS et de l'UMP et que les argumentaires prémachés sont distribués, il sera intéressant de voir la tonalité du buzz Bayrou.

Écrit par : CedricA | mardi, 27 février 2007

Je ne comprends pas que mon calendrier de note ait disparu brutalement car il donne acces à l'ensemble de mes notes.

Je trouve que cela revient à censurer mes posts d'une certaine façon.


Dr Yannick Comenge
http://yannick-comenge.20minutes-blogs.fr/

Écrit par : Yannick Comenge | mardi, 27 février 2007

Très bonne analyse, malgré le scepticisme de certains, les faits sont là, Bayrou est bien remonté dans les sondages.

Une autre analyse sur mon blog: http://renault.20minutes.fr

Au plaisir de te lire.

Écrit par : Julien | mardi, 27 février 2007

CedricA :

"de manière toute subjective, on peut dire que c'était plutôt du positif"
Oui, peut-être, j'aurais vaguement ce sentiment, mais sur une frange tellement réduite de la population internet que je ne suis pas sûr qu'elle ait pu initier quoi que ce soit.

"Proportionnellement à son poids politique, Bayrou était plus cité que les autres candidats, hors duo de tête."
Peut-être légèrement, mais c'est surtout lié au fait que l'UDF est la seule force politique aussi "uninominale" : les verts sont dispersés depuis longtemps et ne soutienennt pas fortement D. Voynet, l'extrème gauche est désunie, ...

"Une espèce d'ambiance, que les média n'avaient plus qu'à reprendre et amplifier."
Mouais, pas si sûr. l'ambiance était très concentrée dans quelques espaces bien délimités, et effectivement visibles des media (agoravox).

Écrit par : versac | mardi, 27 février 2007

Bayrou à 19% ça fait flipper les tontons flingueurs de l'UMP, du PS, du FN et du PC (belle alliance objective !). Ils flinguent dans tous les sens, sans se rendre compte que le problème du tir croisé, c'est que les deux cotés se prennent les prunes, alors que celui qui est au milieu peut passer au travers...

Car en racontant des joyeusetés diamétralement opposées à gauche et à droite, ces tireurs d’élites mettent à jour l’innocuité de leurs propos, qui s’annulent mutuellement. Soit les uns ont tort et les autres raison, soit les deux cotés se précipitent devant les micros pour déverser le maximum d’inepties sur le candidat au tracteur, en espérant que le rideau de fumé va prendre, à force d’attiser la connerie et la bassesse…

En attendant :

26/02/2007
Si les candidats de l'UDF et de l'UMP devaient s'affronter au second tour, lequel aurait votre préférence?
Nombre de votant : 1287
Résultats :
• François Bayrou : 60,8 %
• Nicolas Sarkozy : 31,5 %
• Vote blanc : 7,7 %

http://www.lexpress.fr/info/france/elysee_2007/jevotedetail.asp?id=23

Écrit par : tristram | mardi, 27 février 2007

même évolution dans la presse :

http://www.veronis.fr/Presse2007/chrono.html

Écrit par : Jean Véronis | mardi, 27 février 2007

Moi je comprends pourquoi les médias traditionnels t'aiment autant cher Versac. Un bloggeur "influent" qui relativise et minimise autant le rôle des blogs ça vaut de l'or à notre époque!!! ;-)

Moi ce que je pense c'est qu'Internet et les blogs sont surtout des détecteurs de tendances. Celui qui sait bien détecter les tendances émergentes, a quelques mois ou semaine d'avance. Depuis le mois de septembre après avoir écrit un article sur la question (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=13497), j'ai vu une déferlante d'articles ou d'adhésions pro Bayrou un peu partout. J'ai vu des dizaines et des dizaines de rédacteurs sur AgoraVox (mais aussi ailleurs) adhérer à Bayrou alors qu'ils étaient aux antipodes de ses thèses et ce bien avant la fin de l'année. Pour cette raison je partage assez la thèse de Crouzet.

D'ailleurs, Axel de Page2007 résume ça assez bien:

"Il est impossible de savoir dans quelle mesure les blogueurs et médias citoyens comme Agoravox ont influé sur la côte de François Bayrou, jusqu'à son score annoncé de 17%. Ce qui est certain, c'est que pendant des mois, quand TF1 et les grands médias ne voulaient et ne parlaient que d'un second tour Ségolène / Sarkozy, les blogueurs ont porté la voix d'une autre attente. D'articles en RDV comme la République des blogs, de sondages en ligne en vidéos de soutien, les blogueurs ont permis à Bayrou d'exister online autant que ses deux grands concurrents. Cela a joué dans la dynamique, très certainement, peut-être seulement à la marge, qui pourra le dire ? Avec ces bons sondages, Bayrou a désormais accès à une audience nationale, comme jamais auparavant. Pour la première fois, ses concurrents sont sommés de se déterminer par rapport à lui."

Par ailleurs, Axel fait une mise en garde assez judicieuse par rapport à un éventuel retournement de cap, qui semblerait débuter là aussi sur Internet:

"Avant tout le monde, les Internautes ont cru en François Bayrou et l'ont placé en tête des sondages en ligne. Aujourd'hui, ils sont plusieurs à le mettre en garde : il ne réunit pas les conditions pour l'emporter, il se laisse piéger par les pesanteurs de la vie de parti."

Encore un peu tôt pour voir si cette tendance se confirme.

http://2007.fr.msn.com/blog/BlogPost.aspx?PostName=Cette_semaine_Francois_Bayrou_est_devenu_le_pivot_de_la_vie_politique

Écrit par : Carlo Revelli | mercredi, 28 février 2007

Merci Carlo.

J'ajouterai un mot au sujet du graphique publié par versac :

"le nombre de billets publiés sur des blogs incluant les termes "françois bayrou" (bleu), "ségolène royal" (orange) et "nicolas sarkozy" (vert). "


ça ne rend que très mal compte du buzz online.

Si les 700 blogs de l'UMP publient chacun un billet sur Sarko, le buzz sera énorme sur le graphique.
Mais ces 700 blogs ont un lecteur chacun (j'exagère à peine) : donc cela ne touchera qu'un tout petit nombre de lecteurs, et déjà convaincus. Impact nul sur les sondages.

Quand en revanche Agoravox publie un papier sur Bayrou, c'est tout de suite 20000 lecteurs le jour même, et 600 000 par mois, plus que toute la blogosphère des blogs sarkozystes. Et ensuite des échos dans les grands journaux, le site étant suivi par de nombreux journalistes.

Pour Page2007, qui a publié pas mal de papiers sur Bayrou depuis septembre, c'est 100000 à 150000 lecteurs par mois.


Par conséquent, je trouve que ce graphique que tu publies, versac, qui tient compte du nombre de billets et non du nombre de lecteurs, est complètement artificiel et ne rend pas du tout compte de la vie de la blogosphère dans sa dimension d'influence sur les sondages.

L'influence pro-Bayrou s'est faite sur les sites à forte affluence, Agoravox en tête, depuis le mois de septembre, et cela ton graphique ne peut pas le refléter.

Écrit par : Axel | mercredi, 28 février 2007

Mes propos ci-dessus sont surtout relatifs à cette phrase :

"Le décollage a donc eu lieu. Il date de début février. Auparavant, c'était le calme plat, ou presque, sur le candidat centriste (le frémissement est très léger entre le 15 et le 30 janvier,"

qui est vraiment du grand n'importe quoi. Si tu lèves le nez de ce graphique bidon regroupant des blogs sans lecteurs, le frémissement sur les principaux blogs est très antérieur à février, il date de l'automne.




"(certains ont eu lieu depuis)."

et c'est marrant qu'à chaque fois tu réduises au minimum les "ralliements" à Bayrou, comme si tu voulais rester le seul blogueur centriste online, une sorte de marque de fabrique ou de copyright : "le centrisme online ? voyez versac".

Pas besoin de parcourir des millions de blogs pour constater depuis des mois le grand nombre de blogueurs qui montrent de la sympathie pour Bayrou, même quand elle ne se traduit pas par un coming-out fracassant et impudique.

Pour les déclarations franches, il y a, en plus des deux cas que tu cites, et de ceux que je donnais dans ton papier précédent, Nicolas Voisin de Nuesblog, qui n'est pas un inconnu du Web :

"Nuesblog soutient Bayrou.
A partir d’aujourd’hui c’est clair.
Et vous ne me virerez pas.
Et mon regard de n’en être pas moins pluraliste et critique.
Au contraire."

http://www.nuesblog.com/?565/Grave-Prendre-le-periph-a-l-an-vert-et-accelerer-au-feu-orange

Écrit par : Axel | mercredi, 28 février 2007

J'ai l'impression parfois qu'il y a deux campagnes et deux netcampagnes, celle que tu chroniques et celle que l'on vit. "On" doit être franchement décalés ;)

j'ai à l'inverse le sentiment que "quelques blogs" (ceux que l'on croise dans les médias et leur blogroll online) sont suivis de près par ces mêmes médias ET que ces blogs-là ont affirmé (depuis le dernier trimestre 2007) un penchant (fut-il implicite) et des exercices éditoriaux qui ont servi fortement sa candidature.

Après vérif' avant de poster ce commentaire, et à notre très humble échelle, j'ai plusieurs dizaines de mails nous annonssant des ralliements après sont passage au PoliTIC'Show (les temps longs servent les idées longues ?) Cela ne veut-il "rien dire" ? La bogosphère (ensemble mal défini à juste titre puisque n'existant pas, au singulier) est un termomètre, une "étude quali, live". Pour ceux qui font l'opinions (les vrais médias pour satisfaire Mr Teissier). Ceux-là même qui cherchent les tendances online et relaient essentiellement les boulles puantes (la caisse de raisonnance ne fonctionne à plein régime que pour la négative campagne) que leurs collègues des "RP officieux ou officiels de partis" collègues ont gracieusement glissé (en masse) l'air de "rien".

Une autre idée... Et si Marianne avait sur cette élection l'influence qu'ont eu les guignols sur la (les ?) précédantes. Ou si le net (idée folle !) avait cette influence ? Quelques points... un "rien". Mais un rien "quali". Un rien qui ne pardonne pas la maitrise des discours et les promesses electoralises voir clientelistes et sublime les approches franches ou sincères. Si tel devait être le cas nul doute que cela servira fortement le candidat centriste. (conslusion hative, j'en conviens ;)

dernier point : ces graphiques ne disent pas - et ne peuvent pas dire - si l'on dit du mal ou du bien. Hors c'est là qu'est "l'influence", fut-elle infime. non ?

le quali.

un "rien" ;)

ah et si : dans ce comm le nom de FB n'aprait donc jamais - hop, en fait j'en ai pas parlé - jamais ;)


-- merci pour ce graffique explicite ! bien vu --

Écrit par : Nicolas | mercredi, 28 février 2007

... comm précédant @ Versac, pas à Axel - parfois ça va mieux en le disant :)

Écrit par : Nicolas Voisin | mercredi, 28 février 2007

(à propos de Nicolas Voisin, il faut absolument citer son entretien vidéo de deux heures et demi avec Bayrou, qui a fait le tour du Web et d'autres médias. Entretien qui a présenté un visage humain de Bayrou qui a bcp plu.

Par son format de près de trois heures, un tel entretien est impensable dans les médias classiques. C'est bien le Net, dans sa spécificité, sa liberté éditoriale, qui a permis cela.)

Écrit par : Axel | mercredi, 28 février 2007

Carlo : entièrement d'accord sur le détecteur de tendances et sur le coté capteur en amont de l'opinion. J'ai capté le même genre de choses. En revanche, je suis très dubitatif sur l'influence et la capacité ds acteurs de cette société en ligne à convaincre et influer largement d'autres personnes. Pour ça, les media sont - encore - majeurs.

Je pense donc qu'on est plutôt d'accord. Et merci des accusations de collusion avec les media classiques : je tente d'être un peu critique sur la révolution qu'on est censé figurer, et oui, je ne crois pas que Bayrou soit le phénomène Bayrou soit né online. Je ne cherche pas à tout prix à voir dans le moindre pet de souris l'arrivée de la révolution du 5è pouvoir. On peut être critique ? S'interroger ?

Sur ce que dit axel : "D'articles en RDV comme la République des blogs, de sondages en ligne en vidéos de soutien, les blogueurs ont permis à Bayrou d'exister online autant que ses deux grands concurrents." Non. Il y a, sur internet, une prime aux petits candidats, je veux bien le croire, et je ne cesse de le dire. Effet longue traine assez habituel. Mais dire que Bayrou a autant (voire, je l'ai lu, plus) existé en ligne que les deux principaux gusses, non.

-
Axel : c'est un indicateur intéressant, si,m ias effectivement pas de l'influence des blogs sur les sondages. Il recense suffisamment de sources différentes pour voir des indices de la dissémination de la paroel bayrou sur les blogs. Par ailleurs, tous les indicateurs différents (sur d'autres outils) sont concordants : pas de décollage, de dissémination de la parole Bayrou avant février. Pas d'élargissement au-delà des petits espaces qui s'y intéressaient de près, qui en bruissaient éventuellement.

Dire que c'est sur internet qu'est né Bayrou politiquement, l'affirmer aussi fort me semble extrèmement prétentieux. Dire que l'on pouvait détecter des sentiments favorables, pourquoi pas.

Mais sans doute crois-tu que page2007 est extrèmement influent et capable de faire ou défaire un président de la République, avec le soutien de quelques rédacteurs d'agoravox. Permets-moi d'en douter. Quant à tes accusations de volonté de monpole, je les mets sur le compte de la vexation de ce que je ne t'aie pas cité, à titre d'exemple, dans les ralliements.

C'est fou ce qu'il est difficile d'exercer un regard critique sur la révolution que sont les blogs. Vous avez des actions dedans ou bien vous êtes suffisamment enflammés pour avoir perdu toute lucidité quant à l'ampleur du phénomène ?

(un point dans les sondages, pour mémoire, c'est 400.000 personnes)

Écrit par : versac | mercredi, 28 février 2007

"au-delà des petits espaces qui s'y intéressaient de près, qui en bruissaient éventuellement."


ton analyse n'est pas objective, car ces "petits espaces", comme tu les qualifies, étaient parmi les blogs les plus lus du Web, et de très loin.

Agoravox, Page2007, Nues Blog, PoliTICshow, les Jeunes Libres... Si tu cumules la fréquentation de ces sites qui ont fait une large place à Bayrou, tu arrives à l'équivalent de près de 1000 blogs ordinaires.

Oui, mille.

Beaucoup de blogs, - la plupart des blogs politiques sur les 1500 recensés en France - n'ont que 10 ou 30 lecteurs par jour.

Alors je ne vois pas bien comment tu peux, sérieusement, qualifier de "petits espaces" des espaces qui, à 4 ou 5, reçoivent autant de visites que mille blogs !

Il se trouve qu'étant membre du réseau freemen, j'ai accès aux statistiques de fréquentation de plus de cent blogs politiques, sur un outil Xiti commun. Je vois un peu les disparités de fréquentation des différents blogs, et c'est un outil d'analyse indispensable pour rendre compte de la vie online, et relativiser les outils comme ton graphique, qui ne repose que sur le nombre de blogs relayant un nom, sans pondération par la fréquentation.


Après, je suis le premier à dire, par exemple à Thierry Crouzet, que la blogosphère politique francophone, dans son ensemble, c'est rien, à l'heure actuelle.

Nous sommes d'accord que même un million de lecteurs par mois, ce n'est jamais que 8 fois moins que le nombre de spectateurs d'un seul JT de TF1.

Mais au sein de cette blogosphère politique, tu ne peux pas dire que quelqu'un n'existe pas online, quand il occupe l'espace des 4 ou 5 blogs les plus lus du Web, qui représentent la fréquentation de 1000 blogs politiques moyens, et sont les plus suivis par la presse.

Écrit par : Axel | mercredi, 28 février 2007

Il faut ajouter que la montée de Bayrou dans les sondages tient aussi à la baisse de crédibilité de ses adversaires.

Et la critique de ses adversaires a été très vive online.

Dans le buzz sur Sarkozy et Royal que tu relèves, prédominant avant février, une bonne part est du buzz négatif, qui a préparé le terrain à l'ascension de Bayrou.


"Dire que c'est sur internet qu'est né Bayrou politiquement, l'affirmer aussi fort"


C'est sur Internet qu'en premier, il a existé de façon crédible en tant que troisième homme.

Pour le reste, au niveau du grand public, la naissance du "nouveau Bayrou", c'est le 2 décembre, sur TF1, le clash avec Claire Chazal.

Le clash avec Chazal a très vite trouvé de l'écho sur le Net, et les premiers bons sondages pour Bayrou sont online, apparaissant après un mois de buzz sur cette affaire Chazal :

Sophie Gindensperger note ainsi, sur le site Arrêt Sur Images :

http://www-org.france5.fr/asi/008182/20/141227.cfm

""Internet, pour moi, c'est un univers très important, parce que c'est le seul univers qui permette de faire passer des messages en dehors des médias officiels, et quelquefois même, en résistance aux médias dominants", déclarait François Bayrou, lors d'une visite au Salon des logiciels libres.

Le chef de file du parti centriste aime Internet. Normal, pour un candidat qui fustige, depuis le début de la pré-campagne, le bipartisme des grands médias. Et Internet le lui rend bien. Pour preuve, plusieurs sondages réalisés sur le Net récemment donnent François Bayrou gagnant. Par exemple, ce sondage MSN donne Nicolas Sarkozy et François Bayrou au coude à coude :
http://www.page2007.com/2007/02/03/cote-msn-2007-bayrou-en-tete-avec-279-contre-275-a-sarkozy-et-261-a-royal/
La semaine précédente, il était encore en troisième position. "

Écrit par : Axel | mercredi, 28 février 2007

J'ai relevé cette phrase qui peut expliquer un mélange de genres et une confusion.
"(un point dans les sondages, pour mémoire, c'est 400.000 personnes)"
Non, un point dans les sondages c'est 9 ou 10 personnes.

Écrit par : Henri Alberti | mercredi, 28 février 2007

Axel : "Après, je suis le premier à dire, par exemple à Thierry Crouzet, que la blogosphère politique francophone, dans son ensemble, c'est rien, à l'heure actuelle."

Bon, on est d'accord, alors. Je ne dis rien d'autre. Et je ne saurais que t'engager à rester modeste sur l'influence des 4 iu 5 blogs les plus lus de France. Lecture ou audience ne signifient pas influence. Référencement et ancienneté ne veulent pas dire capacité à modifier l'avis de tiers, à convaincre.

Après, il y a clairement malentendu : je ne nie pas la place de Bayrou dans l'espace que constitue internet, sur le fait qu'il ait bénéficié d'une oreille attzentive de quelques espaces, et que ses thèses de lutte contre l'establishment des media ait eu un écho positif. Je m'interroge sur l'influence réelle, la capacité de modification véritable que cet espace peut avoir, de manière autonome, sur un large public, que je juge encore faible, à ce stade.

Écrit par : versac | mercredi, 28 février 2007

"Lecture ou audience ne signifient pas influence."

Entièrement d'accord.
Je ne te critique pas sur ce point, et dans l'article pour MSN que citait Carlo, je parle d'une influence "à la marge".

Je te critique quand tu nous dis que les blogueurs ont attendu les bons sondages pour s'intéresser vraiment à Bayrou, qu'ils ne sont que les perroquets du bruit médiatique, alors que sur ce point ils étaient vraiment à l'avant-garde, ont tout perçu trois mois avant les grands médias et quatre mois avant les grands partis politiques. Pas tous les blogueurs bien sûr, mais beaucoup de ceux qui sont les plus suivis online.

C'est cette phrase :

"Le décollage a donc eu lieu. Il date de début février. Auparavant, c'était le calme plat, ou presque, sur le candidat centriste "

Pour moi, cette phrase ne se fonde que sur ton graphique, qui représente un bruit très déconnecté du nombre réel de lecteurs et des blogueurs les plus actifs online, donc me parait un outil d'analyse beaucoup trop superficiel pour justifier une telle analyse.Qui invite à tirer de fausses conclusions. On ne peut pas parler de "calme plat" sur Internet au sujet de Bayrou avant février.

L'utilisation que tu fais de ce graphique me fait penser à l'utilisation faite par Loïc des graphiques Alexa, dont on sait qu'ils n'ont aucune valeur pour les blogs francophones.

Il faut sortir de la tentation de chercher des graphiques sur lesquels fonder une analyse, quand ces graphiques sont à ce point imprécis et incapables de refléter la vie online.

Écrit par : Axel - Page2007 | mercredi, 28 février 2007

François Bayrou n'est pas un mauvais bougre.
Il a même un certain talent: une fidélité à des idées, le refus de certaines compromissions, le parler vrai.
Mais représente-il réellement une alternative crédible?

Son principal problème est qu'il est seul. Son parti se résume à une portion congrue: quelques élus qui ne peuvent espérer représenter une majorité suffisante pour le pays. Le temps de l'Etat UDF est bien loin dans les mémoires, et il est peu réaliste de penser que pendant les quelques semaines qui séparent le second tour de l'élection présidentielle de l'élection législative, le Président Bayrou - si tant est qu'il puisse gagner l'élection - réussirait à rassembler un parti cohérent sur son nom et son programme.

Aussi, François Bayrou ne nous dit pas tout: ce n'est pas un gouvernement d'union nationale qu'il nous prépare, ou ce qu'il appelle une agrégation de talent.

S'il est élu, la majorité qui résultera des élections législatives déterminera elle seule la politique du pays:

- si la droite (l'UMP principalement) obtient la majorité, M. Bayrou appliquera une politique de droite. Cela ne lui coûtera que peu quand on sait qu'il n'a cessé depuis des années de soutenir les gouvernements Balladur, Juppé, Raffarin et Villepin. Et ce ne sont pas deux trois abstentions au vote du budget qui changeront la donne. Rappelons nous simplement que M. Bayrou soutenait sans état d'âme le SMIC jeune en 1994...

- si la gauche l'emporte, ce sera la cohabitation, avec tous les immobilismes qu'elle sous-tend alors que le pays a tant besoin de réponses. Le parti majoritaire se heurtera aux vetos du Président...
Alors méfions-nous de ces promesses qui pourraient générer de bien terribles déceptions...

Écrit par : didon85 | mercredi, 28 février 2007

Les blogueurs citoyens sont une élite citoyenne (au sens de gens qui s'impliquent). Aussi insignifiant soient-ils en nombre, comme le dit Thierry Crouzet, ce sont des connecteurs en dehors du net (associations, partis, syndicats, représentants...). Les mutations (révolutions) de la société ne se font-elles pas par les élites ?

Ecouter les tendances de cette forme d'élite pourrait donc avoir du sens. Et si les journalistes, qui détiennent le pouvoir de masse, les écoutent...

Écrit par : CedricA | jeudi, 01 mars 2007

Je me marre :)) Tous les sondages nous gavent du duel ROYAL/SARKOZY !
Pas un seul n'annonce le duel BAYROU/SARKOZY !!!
Ah vous n'y croyez pas ? Ce n'est pas possible ? Comme LE PEN en 2002 quoi !
Vivement le 22 avril qu'on rigole, j'en jouis déjà !!!

Écrit par : Alain KRAËMER | vendredi, 02 mars 2007

bon billet et débat non moins intéressant. Je ne sais pas si on a toutes les réponses, mais les bonnes questions sont posées. A méditer ; il faudra un peu plus de recul et d'analyse pour trier les données. Il y a néanmoins un élément important que je m'étonne de ne pas retrouver dans vos échanges : le très efficace travail de labourage de la blogosphère mené par les jeunes UDF. Ca va bien au delà de "4 ou 5 " blogs dits influents. Les jeunes UDF on su monter un vrai réseau et préparer un terrain favorable sur le Net. Après, l'influence des médias, la baisse de Sego-Sarko, le marronier du 3è homme..., tout cela joue bien entendu, mais difficile de dire dans quelle proportion. C'est une équation à plusieurs variables mais n'oublions pas la variable du militantisme dans cette affaire.

Écrit par : Netpolitique | samedi, 03 mars 2007

La popularité de BAYROU est un effet des médias tout comme l'a été l'effet ROYAL avant qu'elle dise son petit OUI chez DENISOT quand Djamel DEBOUZE lui a demandé si elle serait candidate à l'élection présidentielle. On se laisse attirer et parfois aveugler par la lumière des médias et ceux qui sont sous les projecteurs, mais dans l'isoloir, il n'y a plus d'effet média et les français votent alors avant tout pour celui ou celle qui semblera pouvoir améliorer leur situation, oubliant d'un coup, l'effet média.

En mettant BAYROU sur un piédestal, on veut nous faire oublier la menace LE PEN et décrédibiliser SARKOZY l'inusable, mais c'est mal connaître ces 2 hommes. Le premier a un électorat fidèle (un peu d'extrèmistes et de plus en plus de déçus de tous bords) et engrange au fur et à mesure non pas des signatures de maires mais les voix de ceux qui souffrent et se retrouvent au chômage (ce chômage qui soit disant n'augmente pas !) et qui croient naïvement qu'un LE PEN pourra les sauver (les pauvres !). Le 2ème est un sacré roublard, maître dans l'art de se rendre sympathique, parlant vrai et sachant s'entourer non pas d'éléphants mais d'excellents conseillers en communication. Trop de com, tue la com, Mr SARKOZY !

On nous parle du décollage de BAYROU. Je crains un peu pour son atterrissage. A force de s'envoler assez haut dans les sondages, il risque comme le dit très justement LE PEN de se ramasser une grosse claque le 22 avril comme ce fut le cas de CHEVENEMENT. Je souhaite à Mr BAYROU d'avoir autant de voix que les sondages lui en donnent mais je n'y crois pas.

Le "3ème homme" encore une fois risque d'être de nouveau LE PEN. La surprise sera même peut-être qu'il sera en tête du 1er tour. Devant qui ? SARKOZY probablement ou peut-être ROYAL, sauf s'il n'a pas les fameuses 500 signatures ce qui me semble peu crédible. Il les aura à coup sur ses signatures et même plus encore mais jouer la victime est toujours très porteur dans les médias surtout à quelques semaines de l'élection.

En 2002, les français trouvaient que voter JOSPIN ou CHIRAC c'était un peu pareil. Ils ne vont donc pas voter en 2007 pour quelqu'un qui veut incarner la droite et la gauche réunis ! il faut être réaliste. BAYROU distrait les médias avec ses idées généreuses mais est-ce suffisant pour influencer le vote des français ? j'en doute. Bon courage en tout cas Mr BAYROU.

Écrit par : Nicolas LAURENT | samedi, 03 mars 2007

Quitte à mettre les pieds dans le plat, la plupart des commentaires ci-dessus, aussi nobles que soient les signatures, me semblent à côté de la plaque.

"je ne nie pas la place de Bayrou dans l'espace que constitue internet, (...). Je m'interroge sur l'influence réelle, la capacité de modification véritable que cet espace peut avoir, de manière autonome, sur un large public, que je juge encore faible, à ce stade."

La question est à peu près celle-là : non pas "combien y a-t-il de blogueurs ou de répondants aux sondages en ligne", mais "qui est influencé par la conversation en ligne". Et là, vous allez trouver 100% de l'électorat, avec évidemment des très influencés et des beaucoup moins influencés :
- très : les 0,1% de producteurs de contenu politique en ligne
- puis leurs lecteurs, qui font aussi correction
- puis leurs proches, les gens avec qui ils parlent dans First Life, qui font filtre (retiennent ce qui intéresse plus largement)
- puis la production spécialisée des médias, qui fait ampli (Campanet, dossiers multiples sur les blogs, F5, etc.)
- puis la production générale des médias, dont les journalistes ont eu écho des rubriques spécialisées de leurs confrères.

À l'arrivée, le message est très déformé et très appauvri (j'ai entendu par exemple "le blog de Bayrou est le 2ème sur le net", fusion de 2 infos lancement réussi de bayrou.fr et des stats de la blogopole sur les blogs UDF), mais il touche beaucoup de monde.

Autre exemple exceptionnel, dont versac peut se vanter pour la part qu'il y prend : les chiffrages de debat2007. Assez peu de débat en ligne sur debat2007 sur ces chiffres, mais la disponibilité (pour NS/SR !), la relative transparence, et la réactivité de leurs travaux - toutes qualités favorisées par le média en ligne - en font une source idéale pour les médias traditionnels.

C'était juste mon avis, certainement biaisé mais sincère !

Écrit par : FrédéricLN | lundi, 05 mars 2007

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