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mercredi, 28 mars 2007

Vers une nouvelle éthique et équité des médias dans la campagne ?

Alors que Nicolas Sarkozy vient de quitter la place Beauvau et le Ministère de l’Intérieur, c’est une nouvelle phase de la campagne qui commence. Il est vrai que, le Ministère de l’Intérieur organisant l’élection présidentielle, le délai de 30 jours entre la survenance de cette démission et du 1er tour est la moindre des choses pour ne pas entraîner une confusion des genres. La limite entre l’utilisation des médias à des fins gouvernementales et à des fins personnelles de M. Sarkozy était déjà consommée depuis très longtemps. L’histoire électorale française a par ailleurs démontré qu’il est indiscutable qu’un ministre ou un Premier Ministre en exercice jusqu’au jour du scrutin est susceptible de faire les frais d’un refus de réserve minimal entre une mise en congé du pouvoir et la convocation des électeurs dans les bureaux de vote. Nul besoin de dresser une liste exhaustive de tous ceux qui y ont laissé leur carrière politique et ont retrouvé de simples mandats parlementaires.


Dans un article publié le 19 février 2007 par le quotidien économique anglo-saxon Financial Times intitulé « Sarkozy must go » et sonnant comme un nouveau pic à la sauce britannique contre la France, le journaliste s’est clairement positionné pour un départ forcé de M. Sarkozy qui, rappelle-t-il, « est un ministre aussi bien responsable des services de renseignement, des médias et… de l’organisation de l’élection présidentielle (…) entraînant automatiquement des conflits d’intérêt difficilement évitables ».
Il est vrai qu’une certaine connivence entre les médias et Nicolas Sarkozy existe. François Bayrou n’a pas caché ses critiques envers le groupe TF1-Bouygues dont le président n’est autre que le parrain du fils du candidat UMP à l’élection présidentielle. Et cette diatribe que la plupart d’entre nous, simples électeurs, approuvons, n’était certainement que la première pierre jetée dans la mare, un premier accroc visant à dénoncer l’absence de neutralité des patrons de chaîne. Les différentes antennes du service public se doivent, elles, de faire bonne impression en écartant Béatrice Schönberg de la présentation du 20H de France 2 et Marie Drucker de celle du Soir 3 de France 3. En effet, Patrick de Carolis ayant été nommé président de France Télévisions par un Conseil Supérieur de l’Audiovisuel clairement ancré à droite (8 représentants sur 9) et ayant publié un ouvrage consacré à Bernadette Chirac « Conversation » (2001), il faut désormais montrer patte blanche. L’éviction de l’éditorialiste Alain Duhamel pour une prise de position en faveur de François Bayrou a sonné le glas d’une campagne dont chacun réclame la transparence.


Désormais, alors que de nombreux intellectuels et artistes se positionnent en faveur de telle candidate ou tel candidat, cela favorise une course aux soutiens sans fin, chacun se faisant presque extorquer sous la contrainte de prononcer le nom de celui ou de celle qu’il voit succéder à Jacques Chirac le 6 mai prochain. Toutefois, ce petit jeu devrait vite prendre fin, le CSA affirmant sans équivoque que toute revendication de sympathie pour l’un des douze prétendants à l’Elysée sera décomptée du temps de parole équitable des candidats. Il était temps car je rappelle que cette même autorité administrative de régulation audiovisuelle, dans ses relevés portant sur la période décembre 2006-début mars 2007, a démontré que le candidat de l’UMP avait eu un temps de parole largement supérieur à tous les autres, non pour ses actions gouvernementales mais pour défendre son programme présidentiel. Dont acte. La campagne commence !
Vers une nouvelle éthique et équité des médias dans la campagne ?

Alors que Nicolas Sarkozy vient de quitter la place Beauvau et le Ministère de l’Intérieur, c’est une nouvelle phase de la campagne qui commence. Il est vrai que, le Ministère de l’Intérieur organisant l’élection présidentielle, le délai de 30 jours entre la survenance de cette démission et du 1er tour est la moindre des choses pour ne pas entraîner une confusion des genres. La limite entre l’utilisation des médias à des fins gouvernementales et à des fins personnelles de M. Sarkozy était déjà consommée depuis très longtemps. L’histoire électorale française a par ailleurs démontré qu’il est indiscutable qu’un ministre ou un Premier Ministre en exercice jusqu’au jour du scrutin est susceptible de faire les frais d’un refus de réserve minimal entre une mise en congé du pouvoir et la convocation des électeurs dans les bureaux de vote. Nul besoin de dresser une liste exhaustive de tous ceux qui y ont laissé leur carrière politique et ont retrouvé de simples mandats parlementaires.


Dans un article publié le 19 février 2007 par le quotidien économique anglo-saxon Financial Times intitulé « Sarkozy must go » et sonnant comme un nouveau pic à la sauce britannique contre la France, le journaliste s’est clairement positionné pour un départ forcé de M. Sarkozy qui, rappelle-t-il, « est un ministre aussi bien responsable des services de renseignement, des médias et… de l’organisation de l’élection présidentielle (…) entraînant automatiquement des conflits d’intérêt difficilement évitables ».
Il est vrai qu’une certaine connivence entre les médias et Nicolas Sarkozy existe. François Bayrou n’a pas caché ses critiques envers le groupe TF1-Bouygues dont le président n’est autre que le parrain du fils du candidat UMP à l’élection présidentielle. Et cette diatribe que la plupart d’entre nous, simples électeurs, approuvons, n’était certainement que la première pierre jetée dans la mare, un premier accroc visant à dénoncer l’absence de neutralité des patrons de chaîne. Les différentes antennes du service public se doivent, elles, de faire bonne impression en écartant Béatrice Schönberg de la présentation du 20H de France 2 et Marie Drucker de celle du Soir 3 de France 3. En effet, Patrick de Carolis ayant été nommé président de France Télévisions par un Conseil Supérieur de l’Audiovisuel clairement ancré à droite (8 représentants sur 9) et ayant publié un ouvrage consacré à Bernadette Chirac « Conversation » (2001), il faut désormais montrer patte blanche. L’éviction de l’éditorialiste Alain Duhamel pour une prise de position en faveur de François Bayrou a sonné le glas d’une campagne dont chacun réclame la transparence.


Désormais, alors que de nombreux intellectuels et artistes se positionnent en faveur de telle candidate ou tel candidat, cela favorise une course aux soutiens sans fin, chacun se faisant presque extorquer sous la contrainte de prononcer le nom de celui ou de celle qu’il voit succéder à Jacques Chirac le 6 mai prochain. Toutefois, ce petit jeu devrait vite prendre fin, le CSA affirmant sans équivoque que toute revendication de sympathie pour l’un des douze prétendants à l’Elysée sera décomptée du temps de parole équitable des candidats. Il était temps car je rappelle que cette même autorité administrative de régulation audiovisuelle, dans ses relevés portant sur la période décembre 2006-début mars 2007, a démontré que le candidat de l’UMP avait eu un temps de parole largement supérieur à tous les autres, non pour ses actions gouvernementales mais pour défendre son programme présidentiel. Dont acte. La campagne commence !

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Commentaires

La droite commence à montrer son vrai visage. D'ailleurs aujourd'hui même, à l'occasion de la journée du sommeil (un événement pourtant, a priori, bien anodin), Le Pen, Mégret et De Villiers signent leur première déclaration commune.

Tous les détails sur le blog www.thedino.org

Écrit par : ernest | mercredi, 28 mars 2007

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