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vendredi, 27 avril 2007

Certains ont-ils intérêt à transformer cette campagne en vaudeville ?

Je suis halluciné par le jeu auquel se livrent certains. Nous avons eu dimanche une belle étape pour la démocratie : forte participation, beau score de premier tour et net recul d FN. Tout pour faire pendant 15 jours un beau débat entre deux projets.

Et depuis que se passe t il ? Une pièce de tartuffe ! Il y a 10 jours Ségolène Royal critiquait avec violence Francois Bayrou ; aujourd'hui elle soutient qu ils ont des convergences. On nous prend pour des ânes. Segolene royal tombe dans le jeu des combinaisons politiciennes ! Elle déjeune en ville avec DSK pour la jouer "aimons nous folle vie". Pendant ce temps Nicolas Sarkozy est en visite dans un chantier du bâtiment ... No comment !

Le plus scandaleux, ce sont les accusations de pression sur la PQR ou Canal plus. En résumé, ils jettent en l'air des rumeurs pour faire croire que Nicolas Sarkozy a exercé des pressions sans avancer la moindre preuve. C'est juste digne des procès de Moscou. On lance une rumeur et on vous dit "prouvez votre innocence" ! C'est parfaitement honteux !

Ségolène royal a par exemple dit que le patron du syndicat de la PQR avait ete convoqué par Nicolas Sarkozy ... Sauf que comme il l'a lui même indiqué dans une dépêche AFP, le dit-patron était à un meeting devant 500 personnes. Je suis surtout énervé parce que je ne voudrais pas que l'on nous fausse ce débat de 2ème tour qui doit être un débat sur le fond entre deux projets et pas un vaudeville.

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dimanche, 22 avril 2007

Morandini slalome

Sur son blog, Jean-Marc Morandini a annoncé qu’il donnerait les résultats du premier tour avant 20 heures, puis qu’il ne le ferait pas. Finalement, il a annoncé à 18h31 que plus de 80000 personnes tentaient «de se connecter au même moment sur ce  blog en 10 minutes».

 Mais tout ce qu’il a donné, c’est qu’à 19h35, sur Canal +, la marionnette de Bachelot parlait de "succès" et que «celle de Lang avait un verre de champagne à la main».


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vendredi, 20 avril 2007

Dimanche, on vote...

Et voilà. Des mois qu'on se triture les méninges pour certains, qu'on milite pour d'autres. Qu'on débat, qu'on soupèse. En ligne, entre amis, au détour d'un marché, d'une réunion. A un point qui devient presque assourdissant.

Malgré la lasstitude, la vraie fatigue, je voudrais revenir sur quelques éléments de cette campagne en ligne. Pas un bilan, non, juste des coups de coeur, des espoirs, des envies, des frustrations. J'avais vécu la campagne de 2002, en ligne, comme un spectateur attentif mais peu impliqué outre quelques espaces particuliers. J'ai vécu 2007 au coeur, dans une pression et un volume un peu fou.

J'en retiens une immense frénésie, une abondance folle d'initiatives. J'ai fait le compte de mes emails. Plus de 3000 notifications de nouveaux sites, blogs, billets, initiatives, communiqués (sans compter les communiqués de presse des grands partis). Des centaines de sites ont éclôt. On peut gager que peu auront trouvé un succès immense ou un bel écho, mais que tous auront eu des petites responsabilités dans des choix individuels et des réflexions sur le vote. C'est ça, la longue traine : l'immense foule des petits comptes parfois plus que les quelques "gros", dans cette abondance.

Cette frénésie est une fantastique illustration de ce qu'est devenu l'internet : une économie de l'abondance. Je reste déçu du manque d'endroits où l'on parvenait à hiérarchiser, classifier, mettre en valeur, par des mécanismes innovants ou des choix éditoriaux clairs, ce qui se passait. La course à la news, au scoop, au relais de la dernière vidéo a souvent gagné ceux qui auraient du être des guides et des validateurs, des personnes ou des lieux qui aident non à répertorier tout ce qui se fait, mais à trier et sélectionner. J'ai trop vu mille fois les mêmes vidéos partout, les mêmes argumentaires. Souvent jusqu'à la nausée.

La solution, dans ce cas, est le repli là où ça ne se passe pas sous les projecteurs. Le "je garde pour moi". Sous le feu nourri, j'ai pris plus de plaisir, finalement, à lire d'excellents articles et de vraies révélations chez des blogueurs qui avaient peu d'audience et étaient moins exposés que les autres. Se retrouver, comme il y a deux ou trois ans, dans des endroits où les médias n'ont pas accès, où les militants se font rares, où la qualité est préservée... Je pense à certains blogs d'économistes, qui n'ont pas été poussés sous les feux de la rampe. J'ai dégusté leurs billets avec délectation, et le plaisir de ne pas être noyé dans la masse, en plein coeur de cette matrice à faire de l'actu qu'a été l'Internet. Allez, je vous en livre un : Etienne Wasmer se révèle un blogueur passionnant, autant qu'il était déjà un économiste que je respectais. S'il vous plait, n'en faites pas une blogostar !

A coté des sérieux, j'ai parcouru, par périodes, les sphères militantes. J'y ai vu beaucoup d'énergie, eu la révélation de ces échanges incroyables de désirs d'avenir, qui resteront un des véritables phénomènes, à analyser, de cette campagne. Mais je goûte peu le militantisme et l'acharnement à croire. Je n'y suis pas beaucoup resté.

Enfin, j'ai été déçu du manque de créativité dans la satyre et dans la parodie. La vidéo, finalement, est un métier. Produire des contenus qui touchent, ça demande du talent, et il n'est pas forcément répandu. Je m'attendais à une plus grande émergence de talents. Finalement, celui qui a fait mouche a été presidentielles.net, par une équipe qui nous faisait déjà tous rire en 2002. Il y a eu Magne & Viard, qui, pour le coup, furent les révélations. Ipol et son impertinence pertinente. Quelques vidéos éparses ont fait rire avec justesse. Mais de masse de créations nouvelles, d'émergence de talent, point trop.

Drôle de campagne que celle où l'on se retrouve, à moitié malgré soi, plongé au coeur. Fantastique opportunité de rencontres, aussi, parfois trop furtives, tant ça tourne. Rencontres de blogueurs, de militants passionnés ou lucides, de journalistes en train de réinventer leur métier, d'hommes politiques qui osent.

Dans quelques semaines, on ne va pas rentrer chez nous. On va certes remballer tracts, vidéos militantes et affiches. Le boulot va reprendre dans un autre mode. Nous garderons malgré tout de sacrées traces de cette "première vraie netcampagne". Des amis, des découvertes, des enseignements riches pour la suite.

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PS : un petit message pour remercier l'équipe de 20minutes.fr de m'avoir invité à blogueur ici, et les prier de m'excuser de mon intermittence sur ce blog. Enseignement : il est dur de maîtriser et publier sur plusieurs supports à la fois quand ce n'est pas son métier... Merci. Et bravo pour ce qui est en train de s'inventer sur 20minutes.fr.

20:15 Publié dans Versac | Lien permanent | Commentaires (42)

Royal soutenue par les universitaires ? Dans ses rêves peut-être mais la réalité est tout autre.

Quatorze «présidents d’universités» ont annoncé officiellement leur soutien à Ségolène Royal. En quête de légitimité quant à ses compétences de femme d’Etat, Ségolène ne pouvait rêver mieux que le soutien de tenants de l’enseignement supérieur.

Seulement voilà sur les quatorze signataires seulement six sont effectivement encore en poste à la tête d’une université. Ces six présidents sont par ailleurs connus depuis longtemps pour leur engagement à gauche dont Sylvie Faucheux (Versailles Saint Quentin) est candidate socialiste aux législatives dans les Yvelines et Richard Messina (Evry Val d’Essonne) est conseiller général socialiste de l’Essonne.
Les quatre autres, Bernard Bosredon (Paris VI), Jean-Claude Fortier (Bourgogne, Marc Gontard (Rennes II) et Richard Lioger (Metz) sont tous membres ou proches du PS. Les universités sont traditionnellement classées à gauche et comme ironise Olivier Vial, délégué général de l’UNI, organisation de la droite universitaire, « ce qui m’étonne et me rassure, c’est qu’ils soient si peu nombreux à soutenir la candidate socialiste. Ca fait un peu baroud d’honneur d’archéo-présidents d’université ! ».

En résumé sur 82 présidents d’université seulement 6 sont derrière Royal, par conséquent 76 ne sont visiblement pas emballés par la vision de l’enseignement supérieur de la candidate socialiste.

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Petit dîner entre amis

François Bayrou et Michel Rocard ont dîné ensemble...

Décidément

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Le Chapelier flou

Au gré de ses bulles intimistes, Wayne nous fait partager les élucubrations et interrogations d'un citoyen et électeur plongé au quotidien, bon gré mal gré, dans le grand bain électoral... 

 
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15:00 Publié dans Wayne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

mardi, 17 avril 2007

Vous arrivez encore à dormir ? Pas moi.

Vous arrivez encore à dormir ? Pas moi.
Pas à l’aube d’une révolution citoyenne !

Quelques jours nous séparent du premier tour. Ce premier tour est historique, plus rien ne sera comme avant.
 
Les derniers gros meeting, cette adrénaline incroyable des préparatifs. Bercy mercredi soir à 19h, Pau le lendemain. Et puis de la nostalgie..., je ne peux m’empêcher de repenser à ce cycle politique qui se termine.
A cette campagne magnifique sur le plan des rencontres, via internet, sur le terrain, ces centaines, milliers de visages. Ca adoucit le cauchemar de la dérive à droite de la droite de Monsieur Sarkozy. En ce qui le concerne il a déjà perdu. Il ne pourra jamais être le Président de tous les Français. Ses mots ont blessé à jamais les citoyens. Il a joué la division, c’est irrémédiable.
Passons…
 
Tous les militants vous le diront. Des engagés plus anciens aux tous nouveaux, nous avons construit chaque jour en vue de cette élection. Depuis de longues années. Des familles politiques entières qui se tournent vers une échéance.
Lorsque j’ai pris ma carte en 2003 c’était déjà pour ces élections, pour participer de toutes mes forces à cette campagne.
 
J’ai une pensée pour celles et ceux avec qui j’ai appris à découvrir ce monde politique, des militants, des élus, des parlementaires, des salariés et puis deux figures. L’un qui s’envole vers son destin, François Bayrou. Et une femme, Marielle de Sarnez. C’est à elle que je dois d’avoir autant appris.
Pour toutes les personnes des appareils, dont l’avenir est suspendu à dimanche soir. Nous ne savons pas ce que nous serons dans 7 jours. Nous savons que nous sommes fiers de nous battre pour nos idées et que nous continuerons parce que c’est notre passion. La politique a donné un sens à notre vie. Une page nouvelle de notre Histoire est en train de s’ouvrir.
 
J’ai une pensée pour mes concitoyens, pour les Français. Pour nous tous, notre destin est suspendu à ce résultat.
Allons-nous saisir cette chance historique de tourner la page de cette fin de cycle politique qui n’en finit plus d’être un désastre ?
Allons-nous réussir à faire confiance à l’avenir, à nous faire confiance ?
A tenter ce qui semblait encore impossible il y a quelques mois : l’émergence d’une nouvelle voie, le dépassement des luttes partisanes, l’émergence d’une génération d’hommes et de femmes qui se rassemble autour d’une vision de société apaisée, combative, rassemblée ?
Allons-nous réussir à sortir du cadre, des carcans ?
Je n’arrive plus à dormir malgré ces longs mois de travail parce que je suis pleine d’espoir, pleine de projets, pleine d’images d’un renouveau.
J’ai confiance.
 
Des femmes et des hommes qui apportent au pot commun de la reconstruction leurs valeurs, le meilleur d’eux-mêmes.
Michel Rocard, Bernard Kouchner nous encouragent à faire tomber ces murs, hier si hauts, de l’épaisseur d’une feuille de cigarette. Ce que nous étions si nombreux, en dessous des blocages des états majors des gros appareils à réaliser, depuis de longues semaines, ils en parlent, ils le rendent réel. Dans les médias.
Azouz Begag, François Goulard, Jean-Luc Roméro, eux, nous préviennent de l’incapacité de Nicolas Sarkozy à rassembler et à fédérer autour de lui autrement que par la force, et de la dangerosité de sa droitisation.
 
François Bayrou, lui continue, imperturbable, à tracer le chemin de cette ère nouvelle que les Français attendent.
Nous sommes avec lui, à ses côtés pour lui permettre de mener à bien son grand projet pour la France. D’incarner cette majorité qui rendra possible une nouvelle gouvernance de la France.
Au lendemain du 1er tour, je prendrai mes responsabilités pour construire avec celles et ceux qui s’y sont aussi engagés cette belle majorité réformatrice, progressiste dans la diversité et le renouvellement.
 
Cette révolution citoyenne, c’est à nous de la mener. Ce dimanche 22 avril 2007.

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La surprise, c’est qu’il n’y en aura pas

A la lumière des élections présidentielles passées, commentateurs, observateurs, politologues se sont longuement interrogés sur les surprises possibles que pouvait réserver le scrutin de 2007. A cinq jours du scrutin, les enquêtes d’opinion montrent qu’il n’y en aura pas: Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal devraient bien être au rendez-vous du second tour, comme prévu depuis de longs mois.

Nicolas Sarkozy est toujours en tête des intentions de vote et peut compter à la fois sur l’extrême mobilisation de son camp (plus de 80% des sympathisants UMP) et l’apport de voix frontistes dès le premier tour (il capte actuellement près du quart de l’électorat lepéniste de 2002). Ségolène Royal, malgré quelques turbulences, bénéficie ces derniers jours d’une dynamique favorable dans toutes les enquêtes. Portée par le vote utile et la mémoire du 21 avril (77% des sympathisants de gauche jugent que l’absence de la gauche au second tour serait une « événement grave » selon une enquête LH2/Libération publiée aujourd’hui), elle semble avoir creusé avec François Bayrou un écart conséquent en vue de la qualification au premier tour : 9 points à la SOFRES, 6,5 chez IPSOS, 6 chez CSA. Elle est également parvenue à limiter les effets d’éviction sur sa gauche.

Certes, les deux principaux candidats ont logiquement vu leurs intentions de vote s’éroder par rapport à l’automne 2006. Mais ils sont restés à des niveaux très largement supérieurs à ceux qu’enregistraient Lionel Jospin et Jacques Chirac à la même époque en 2002. La progression de François Bayrou est bien l’événement de campagne le plus important des derniers mois. Elle lui permet d’espérer un triplement de son score de 2002. Pour autant, elle ne semble pas suffire pour le faire passer du statut de troisième homme à celui de deuxième. Sa tendance est orientée à la baisse en cette dernière semaine : tout se passe comme si son projet de transgression du clivage gauche-droite se heurtait, dans les jours décisifs de l’élection, au plafond de verre des logiques politiques, celles qui conduisent, notamment à gauche, les électeurs un temps tentés par le candidat béarnais à rejoindre leur camp quand l’échéance arrive. Quant à Jean-Marie Le Pen, si tout indique qu’il peut rééditer un bon, voire très bon score, il devrait cependant se situer en dessous de seuils de qualification plus élevés qu’en 2002.  « Les Français veulent le match » : l’intuition de Nicolas Sarkozy du début de campagne devrait se confirmer dimanche soir.

 

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lundi, 16 avril 2007

Voynet est la meilleure

Ce n'est pas moi qui le dit, mais plusieurs associations dans divers domaines. Jugez un peu, Dominique Voynet est classée en tête par les associations suivantes :
- L'Alliance pour la Planète (71 associations environnementales dont France Nature Environnement, le WWF, les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, la Plateforme du commerce équitable...)

- Le Collectif Urgence Planétaire (ONG de développement et d'environnement : CCFD, CRID, Cimade, Secours catholique, Accueil paysan, Attac, Défap, Fasti, Fédération Artisans du monde, Fédération française des MJC, Greenpeace France, Ipam, Les Amis de la terre, Ligue des droits de l'Homme, MRAP, Oxfam France-Agir ici, Peuples solidaires, Plate-forme pour le commerce équitable, 4D,RAC France, Réseau Sortir du nucléaire, Ritimo, Survie...)

- La Ligue des Droits de l'Homme qui «appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix... l'importance donnée aux droits de l'Homme dans les positions prises par les candidats... et leur engagement réel»

- Le Collectif pour la santé environnementale.  Des spécialistes de la santé publique à l'origine de la loi Evin de 1991 (professeurs Got, Hirsch, Tubiana, Grémy, Dubois), ont interpellécourant janvier les candidats à la présidentielle en leur présentant «16 propositions pour assurer la protection contre les épidémies industrielles». Elle a d'autre part reçu un «prix spécial avec mention Transparence» par l'association Anticor, associationd'élus qui luttent contre la corruption.

On fait deux reproches majeurs aux Verts. Le premier, c'est qu'ils oubliraient de se concentrer uniquement sur l'écologie en parlant de problèmes jugés "mineurs" comme l'immigration ou l'égalité des droits entre citoyens, le salaire minimum, les conditions de travail, etc. L'autre reproche, inverse, est qu'ils se concentrent trop sur l'écologie et ne pourraient donc pas gouverner vu qu'ils ne s'occupent que de la nature, des trucs d'écolos quoi.

Ces notations d'associations qui agissent dans plusieurs domaines (protection de l'environnement, lutte contre la corruption, aide audéveloppement, solidarité nationale et internationale, défense desdroits de l'Homme) prouvent que le programme des Verts porté par Dominique Voynet ne se limite pas à la caricature qu'on en fait, c'est-à-dire un peu d'écologie saupoudrée de mariage gay. Merci à ces associations qui, au-delà du caractère un brin infantilisant de la "notation" des programmes et des candidats, permet
d'éclairer les programmes des candidats et des partis sous un jour nouveau.

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PS : non, je n'ai pas oublié avoir promis de parler des biocarburants dans un billet précédent. Je n'ai pas eu le temps d'écrire un truc convenable, mais c'est en cours...

jeudi, 12 avril 2007

Cons Sensés

Au gré de ses bulles intimistes, Wayne nous fait partager les élucubrations et interrogations d'un citoyen et électeur plongé au quotidien, bon gré mal gré, dans le grand bain électoral... 

 
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16:10 Publié dans Wayne | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bd

Ségolène Royal et les jeunes: tango mortel?

Je voulais pousser un petit coup de gueule… Je suis halluciné par les approximations de Ségolène Royal dans son programme pour les jeunes. Quelques exemples :

- Autonomie des universités: elle a commencé par dire qu'elle était pour et puis elle a fait marche arrière, a expliqué que finalement ce serait dans le cadre national et puis marche arrière encore elle n’en parle plus.

- Prêts à taux zéro pour les étudiants : c'était dans le bouquin de Hollande, elle l'avait repris et mis en avant à Grenoble et puis l'UNEF a montré les dents, elle a pris peur et elle n'en parle plus aujourd'hui.

... vous pouvez bien sur vérifier tout cela sur internet.

Dernier élément en date le fameux contrat première chance. Cela devait être le clou de la soirée. D'abord je trouve ça un peu malhonnête. Elle est venue au congrès de l'UNEF et elle n'en a pas parlé. Et puis elle le sort de son chapeau.

Nous, notre programme pour les jeunes est connu depuis longtemps et on n'a pas changé à tout bout de champ. Résultat, en fait, elle proposait un nouveau CPE. Du coup évidemment les étudiants ont hurlé. Mais à la limite, si elle y croit, il fallait le garder. Mais là encore elle a pris peur et elle a plié les cannes et n'en parle plus aujourd'hui.

Je trouve incroyable : amateurisme, absence de sincérité, ajustement en fonction des réactions de l'opinion. Je ne trouve pas ça correct sur un sujet aussi important que l'avenir des étudiants.

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vendredi, 06 avril 2007

Quelle que soit la fatigue ou l’échéance qui approche, continuons à porter haut notre projet pour la France quelles que soient nos couleurs politiques !

Alors que les citoyens s’invitaient dans la campagne il y a quelques mois, c’est bien eux qui la portent aujourd’hui !

J’en veux pour preuve l’extraordinaire volonté d’organiser un débat entre les candidats avant le 1er tour. Je salue tous les candidats qui répondent d’ores et déjà présents. Je regrette profondément l’attitude de celui qui le refuse.

Je salue la mutualisation des énergies citoyennes et des nouveaux médias qui oeuvrent ensemble, main dans la main, pour réaliser cette prouesse politique, médiatique et technique. Je suis aussi particulièrement heureuse car les principaux acteurs si nombreux, ont tous entre 18 et une quarantaine d’années. Quand la démocratie a besoin de nous, notre génération est présente avec ses compétences et son énergie. 

Alors que cette campagne est extraordinaire de rencontres, de discussions de fond, la dérive droitière de la campagne a tendu l’atmosphère. Ce qui se retourne évidemment comme un effet boomerang contre leurs instigateurs.

Ca y est, le compte a rebours a commencé. Et les rumeurs nauséabondes fusent et se propagent. Les coups pleuvent, les règlements de compte aussi, notamment sur la Toile. Je n’aime pas la tournure que prend la dernière ligne droite.

J’appelle donc au calme, à la sérénité, à la dignité.

Continuons à répondre inlassablement au fond, aux questions, aux attentes et aux espoirs des Français.

Nos concitoyens ont besoin d’avoir en face d’eux des politiques responsables, exemplaires et respectueux. Nous serons tous amenés d’une manière ou d’une autre à œuvrer pour la France. Que ce soit aux responsabilités, dans l’opposition, la France a besoin de toutes nos forces. 

Cette campagne est, pour moi, une occasion inespérée de réconcilier les Français et leurs élus. Ce lien de confiance brisé. À maintes reprises exprimé. Que s’arrête enfin la spirale de la crise politique !

Alors courage, tolérance, convictions chevillées au corps, défendons haut nos idées.

Que la campagne reste belle !

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C’est Pas de Chance

Le Contrat Première Chance de Ségolène Royal est le dernier avatar du n’importe quoi en matière d’accès à l’emploi pour les jeunes. Cette mesure « phare » du programme de la candidate socialiste illustre le vide sidéral de son approche de la jeunesse. Par son CPC, Madame Royal stigmatise les jeunes en considérant à priori comme perdu ceux qui sortent du système scolaire sans qualification.

 Non contente de subventionner la précarité, Madame Royal, jusque dans le choix du nom de ce nouveau contrat gadget : CPC, montre qu’elle n’a tiré aucun enseignement de la crise du CPE. Je reste sans voix devant sa capacité à vouloir infantiliser les Français en particulier les plus jeunes d’entre nous. Nous ne voulons pas être pris par la main mais que soient créées, en France, les conditions favorables pour nous permettre de devenir adulte, de pouvoir construire, d’avoir le sentiment de réussir, d’être autonome.

Si, militant de l'UNI, j’ai décidé de soutenir Nicolas Sarkozy, c’est parce qu’il veut nous sortir de la spirale de l’assistanat en remettant le travail au cœur de la société et en faisant de la formation un enjeu national. Madame Royal avec son C’est Pas de Chance nie les valeurs qui sont celles que je partage avec tous les jeunes : liberté, dignité, mérite, effort et goût du risque alors que Nicolas Sarkozy les incarne. Ce que je veux, ce que les jeunes veulent c’est qu’ensemble tout devienne possible.

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Les électeurs ne sont pas toujours là où on les attendait

A l'entrée de la dernière ligne droite, les électeurs ne sont pas toujours là où on les attendait. Le cumul des interviews réalisées pour le sondage quotidien <http://www.ipsos.fr/presidentielle-2007> Ipsos/Dell du 26 au 31 mars, semaine relativement stable du pont de vue de l'évolution du rapport de force, permet de disposer d'un matériel d'analyse plus fourni pour cerner le vote par famille socio-démographique. Et de démentir un certain nombre d'idées reçues : les jeunes ne sont pas «anti-Sarko», les femmes n'accordent pas de prime à Ségolène Royal... Surtout, autour de 30%, Nicolas Sarkozy n'est sans doute pas surévalué, comme on l'entend parfois.
 
S'il y a débat chez les jeunes, on ne mesure pas de «réflexe anti-Sarko».
Selon la série Ipsos, Nicolas Sarkozy est à égalité avec Ségolène Royal chez les 18-24 ans (un tiers des voix chacun). Chez les 25-35 ans, Nicolas Sarkozy sort en tête (28%), devant François Bayrou (24%) et Ségolène Royal (22%). Au total sur la tranche «moins de 35 ans», on n'est pas très loin du rapport de force mesuré sur l'ensemble de l'échantillon : 30% d'intentions de vote pour Nicolas Sarkozy, 26% pour Ségolène Royal, 22% pour François Bayrou 22%.
 
Pas de prime féminine pour Royal
Autre intuition battue en brèche, celle d'un soutien particulier des femmes à Ségolène Royal, et en corollaire, un électorat de Nicolas Sarkozy qui serait plus particulièrement masculin. Là encore, ni l'un ni l'autre. La différence majeure entre le vote des femmes et des hommes se situe au niveau du score de Jean-Marie Le Pen, qui recueille 18% d'intentions de vote chez les hommes, 8% chez les femmes. Les 10 points d'écarts se retrouvent pour grande partie chez Nicolas Sarkozy (34% d'intentions de vote chez les femmes contre 28% chez les hommes), et à un degré moindre sur les candidatures de François Bayrou (20% contre 17%) ou Philippe de Villiers (2% contre 0,5%). Il en résulte un socle électoral du candidat de l'UMP majoritairement féminin.  On ne mesure pas en revanche de clivage marqué par genre pour les autres candidats. En particulier, Ségolène Royal ne bénéficie d'aucune prime dans l'électorat féminin, à 25% d'intentions de vote, contre 24% chez les hommes.
 
Où sont donc alors les bastions électoraux ?
Celui de Nicolas Sarkozy est aussi puissant que discret : l'électorat âgé. Le candidat UMP bénéficie d'environ 40% d'intentions de vote dans la tranche 60-69 ans et chez les retraités, et plus de 50% chez les 70 ans et plus... On dit souvent que l'élection se gagne au centre ; avec des taux aussi importants dans un électorat mobilisé et de plus en plus nombreux, elle se gagnera peut-être cette fois chez les seniors. D'autant que l'autre force de Nicolas Sarkozy, c'est d'être présent partout : dans chacune des 40 catégories socio-démographiques testées, il est au-dessus des 20% d'intentions de vote. Même si Ségolène Royal est en tête chez les 18-24 ans (34%), les cadres sup’ (33%), les professions intermédiaires (27%), les ouvriers (27%), les salariés du public (33%) et les salariés dans leur ensemble (27%), elle est toujours talonnée par le candidat UMP, et ne creuse pas vraiment d'écart. Ségolène Royal est en revanche inexistante dans les catégories traditionnellement acquises à la droite, comme par exemple les artisans, commerçants chefs d'entreprises (3%), ou chez les personnes «à leur compte» (5%). Au final, c'est bien Nicolas Sarkozy qui fait la course en tête, depuis janvier, selon tous les instituts.
 
•• Notre sentiment : Nicolas Sarkozy sera présent au second tour ••

 

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12:38 Publié dans Le Fil | Lien permanent | Commentaires (40)

jeudi, 05 avril 2007

La rumeur de la rumeur de la rumeur…

Quelques blogueurs s’en font l’écho, «il y a une rumeur qui court sur Sarkozy dans les rédactions parisiennes», lâche Versac. «Un truc qui serait gros, très gros, de nature à faire bouger les lignes.»  
Le prof à Sciences-Po Thierry Vedel est tout aussi énigmatique: «Aujourd'hui 4 avril 2007, des rumeurs circulent à Paris sur un événement important concernant Nicolas Sarkozy qui pourrait fortement affecter la campagne du candidat de l'UMP.»

Il y a donc une rumeur sur une rumeur qui circulerait dans les rédactions parisiennes. On a donc fait le tour de 20 Minutes pour savoir si quelqu’un  la connaissait, cette fameuse rumeur. On a passé quelques coups de fil aussi. Evidemment, on a eu plusieurs réponses, toute plus impubliables les unes que les autres.
 
Ce qui est plus intéressant, c’est le phénomène «la rumeur de la rumeur». En gros, la rumeur 2 (sur l’Internet) dit que la rumeur 1 va faire tomber Sarkozy.  Deux observations:
 
 - Une rumeur, et seulement une rumeur se propage, le Net n’a pas encore joué un rôle majeur dans la campagne: pas de gros coup, pas même de grand débat entre candidats.
 
- Quand un l’opération immobilière réalisée par le couple Sarkozy à Neuilly est sorti dans «Le Canard enchaîné», cela n’a pas vraiment plombé la campagne de l’ancien ministre de l’Intérieur.
 
Pour cela, il faudrait que la rumeur soit vraiment énorme, mais ça c’est une troisième rumeur sur la rumeur de la rumeur…
 

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mercredi, 04 avril 2007

Pare-feu

Au gré de ses bulles intimistes, Wayne nous fait partager les élucubrations et interrogations d'un citoyen et électeur plongé au quotidien, bon gré mal gré, dans le grand bain électoral... 

 
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20:16 Publié dans Wayne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bd

Le refus du débat : stratégie vers la perdition

Alors que les électeurs n’ont jamais fait autant preuve d’intérêt pour une campagne électorale entre fringants quinquas – à l’exception notable du président du Front National – l’idée d’un débat Internet fait de plus en plus son chemin et semble être sur le point de naître. A l’initiative du candidat UDF, encouragé dans sa démarche par l’accord exprimé par la candidate socialiste, cette interaction entre les principaux candidats a été acceptée sans condition par François Bayrou, Ségolène Royal et… par Jean-Marie Le Pen. Nicolas Sarkozy a pour sa part exprimé qu’un tel débat ne devait nullement avoir lieu avant le premier tour d’une élection présidentielle et a décliné sèchement la proposition. Soit.

En refusant de confronter son programme avec ceux de ses adversaires, le candidat de l’UMP démontre-t-il son impossibilité d’accepter la contradiction et la contestation ? Cette attitude n’est-elle pas le paradigme d’une position qui consiste à imposer une vision unilatérale sans concertation ni écoute ? Force est de constater que ce refus ne grandit pas l’ancien ministre de l’Intérieur qui, non seulement se coupe d’une tribune sur un média non contrôlé par le CSA (Internet est – il est vrai – incontrôlable !), mais risque par là-même d’organiser une stratégie qui le mène vers la perdition. Nul besoin de citer à nouveau l’ensemble des remontrances adressées par le candidat aux rédactions des chaînes publiques, de Libération et de Paris Match…dans une France pluraliste dans ses opinions et son expression.

Je souhaite ce débat entre tous les candidats, si difficile soit-il à mettre en place, non pas pour me faire mon idée mais pour permettre d’éclairer certaines positions encore trop floues dans les différents projets. Tout un chacun pourrait se faire une idée et comparer ceux qui brassent de l’air sur des questions de forme et ceux qui proposent de vraies mesures. Fuir le débat comme le fait Nicolas Sarkozy est très contestable et c’est une position indigne d’un grand candidat à l’élection présidentielle. C’est la preuve incontestable qu’il craint de ne pas briller dans l’exercice. D’autres brilleront à sa place, « grands » ou « petits » candidats.

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mardi, 03 avril 2007

Ils nous emmerdent avec leurs obsessions anti-vertes!

Jeunes écologistes, nous nous battons depuis des mois, sur le terrain, dans tous les coins de la France, aux côtés de Dominique Voynet, pour une écologie concrète et utile. Pour une écologie qui change la vie des gens. Pour une écologie qui ne s'adresse pas seulement aux classes moyennes mais à toutes celles et tous ceux qui en ont le plus besoin. Pour que l'écologie ne soit pas une promesse mais une réalité. Pour que cet enjeu ne soit pas expédié en un clic ou en une belle parole. Pour que l'écologie ne soit pasoubliée après le 22 avril 2007.

Jeunes écologistes, nous sommes révoltés par la partialité des principaux médias français, par l'obstination avec laquelle les grands journaux dits "de gauche" cherchent, à l'aide de la petite phrase, à démolir la seule candidate de l'écologie et tous ceux qui se battent à ses côtés.

Nous pouvons faire écho au titre du papier du Monde daté du 3 avril.Nous aurions pu le faire à celui de Libération du 31 mars ou aux articles de Sylvia Zappi. Nous étions au Zénith et au Trocadéro à l'appel de la fondation Nicolas Hulot et de l'Alliance pour la Planète. Nous sommes révoltés que ces deux journaux se soient finalement trèspeu intéressés à l'objet écologique de ces manifestations pour centrer leur attention sur les travers supposés et réels des Verts et de leur candidate. Cela au prix d'une mauvaise foi évidente qui nous conduit à nous demander si nous sommes allés au même Trocadéro qu'Elise Vincent,l'auteure de l'article du Monde.


Le 1er avril au Trocadéro, nous avons distribué plusieurs milliers d'exemplaires du Contrat écologique de Dominique Voynet en nerencontrant que le meilleur accueil. Nous avons entendu le cordial "salut aux amis verts" de Nicolas Hulot à la fin de son intervention sans observer la moindre réprobation, bien au contraire. Nous nous sommes réjouis et congratulés avec nos amis associatifs, militants detous les combats écologiques, sans ressentir l'ostracisme suggéré dans
ces papiers. Nous avons vu Dominique Voynet saluée, encouragée, empêchée de quitter les lieux avant 19 heures, par les innombrables participants qui ont également apprécié le concert de la batucada offert par les Verts.

Même si nous peinons à comprendre à quels objectifs obéissent ces choix éditoriaux, nous les acceptons sans broncher depuis des mois.Libre à eux de s'employer à convaincre que la planète, l'écologie etla gauche se porteraient mieux sans les Verts... Nous, nous resterons convaincus du contraire et nous espérons que les milliers de lecteurssauront distinguer le leurre de la réalité.

Nous ne vous demandons rien d'autre que le respect de nos engagementsde citoyens… et de lecteurs. Vous vous en écartez chaque jour un peu plus.

Révolution écolo – les jeunes écologistes avec la candidate des Verts, Dominique Voynet

 

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En avant les histoires

Au gré de ses bulles intimistes, Wayne nous fait partager les élucubrations et interrogations d'un citoyen et électeur plongé au quotidien, bon gré mal gré, dans le grand bain électoral... 

 
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12:45 Publié dans Wayne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bd

Stop EPR, ou le non au nucléaire (2/2)

Dédicace aux activistes de Greenpeace qui ont montré la grande sécurité de nos centrales nucléaires! Je finissais mon dernier billet sur le chiffre énorme de 80 % d'électricité française d'originenucléaire et l'importance de ce mode de production d'énergie pour la lutte contre le réchauffement climatique. C'est parti pour une battue en brêche de ces arguments... plutôt fallacieux.

En effet, en France, 80 % de l'électricité produite est d'origine nucléaire. C'est un fait que personne ne conteste, même si on peut vouloir changer la donne. Seulement, l'électricité n'est pas la seule source d'énergie consommée. En tout et pour tout, le nucléaire ne représente en France que 18 % de l'énergie totale consommée. Le chauffage et le transport, pour prendre deux activités très énergivores, consomment surtout du pétrole (fioul ou essence/diesel). Ramenée à l'échelle de la planète, l'énergie nucléaire représentemoins de 5 % de la consommation d'énergie mondiale. Même avec les futures centrales chinoises, on ne monte pas bien haut.

Vous en conviendrez aisément, les deux éléments que je viens de citer, le chauffage et les transports, sont non seulement de gros consommateurs de pétrole, mais également de gros pollueurs en raison de leurs émanations de CO2.Rien que les transports représentent plus d'un quart des émissions degaz à effet de serre. Où serait l'apport du nucléaire là dedans ? Les transports électriques ? Si l'on voulait remplacer tous nos moteurs à explosion par des moteurs électriques, il faudrait construire unecentrale par département. Qui souhaite 90 centrales nucléaires sur le territoire français? Imaginez alors pour la Chine et l'Inde avec lescentaines de millions de véhicules...On le voit, pour faire face à la fin du pétrole et au réchauffement climatique, le nucléaire n'est pas la bonne solution. Un commentaire sous mon précédent billet le remarquait fort justement: la meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas.

Voyons d'abord ce qui est inutile, où peuvent se faire les économies. Dans la domaine du logement, ces gisements d'économies sont légions : ampoules,appareils électriques en veille, chauffage. Avec ce dernier élément par exemple, on peut décider de mieux isoler les logements neufs et defaire isoler les logements anciens. Que d'économies d'énergie ! Que d'argent en plus pour la vie !
Pourquoi produire plus d'énergie, polluer pour des milliers d'années les sols et  pourir l'existence de nos descendants alors qu'il suffitd'économiser, de rester sobre dans notre consommation ?

Pour sortir du nucléaire, en plus des économies d'énergie, il existe une multitude de solutions. Il ne s'agit pas de couvrir la Franced'éoliennes ou de panneaux solaires, mais de bâtir des habitations etdes bureaux, des usines, non seulement peu gourmands en énergie mais surtout producteurs d'énergies !La clef se trouve dans la diversification énergétique : solaire,éolien, géothermie, mini hydraulique, force des marées, force du flux et du reflux, chauffe-eau solaire... Autant de techniques à l'essai ou éprouvées, qui n'attendent qu'un coup de pouce pour se développer et être utilisées au mieux.

Les commentaires du billet précédent me reprochaient de ne pas proposer de solutions, j'espère avoir donné là des bribes de début de possibilité. Continuer dans le nucléaire, c'est subir une bureaucratie lourde, centralisée, une culture du secret et du mensonge. Sortir du nucléaire, c'est permettre une production locale de l'énergie, avecles emplois qui vont avec.

La prochaine fois, je parlerai des biocarburants.

 

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lundi, 02 avril 2007

Ça commence aujourd’hui

2 avril : nous voilà entrés dans le "money-time" de la campagne présidentielle, ces trois semaines décisives où se joue le premier tour. Après le temps de l’indécision et de la volatilité, c’est le moment de la "cristallisation" du choix des Français. Stendhal le premier avait utilisé le terme pour décrire la consolidation du sentiment amoureux. Nourris par ce romantisme, les politologues et commentateurs de toutes sortes ont popularisé l’expression. A l’entrée de cette phase de réification du vote, il nous a semblé intéressant de revenir sur les évolutions fortes enregistrées dans les trois dernières semaines d’avril 2002. Bref flash back, donc : où en était-on au début du mois d’avril 2002 ?
- Arlette Laguiller était mesurée entre 9 et 10% d’intentions de vote, Olivier Besancenot entre 0,5% et 1% ;
- Jean-Pierre Chevènement était pointé autour de 8-9% ;
- Lionel Jospin avait entamé son glissement mais se situait encore autour de 19-20% ;
- Jacques Chirac recueillait 23-24% d’intentions de vote ;
- Jean-Marie Le Pen oscillait autour de 12-13% ;
- En y incluant la moitié des intentions de vote Chevènement, le total gauche et extrême-gauche était mesuré autour de 43/44%, ce qui fut d’ailleurs son résultat final (10,4% pour l’extrême-gauche, 32,5% pour la gauche plurielle).

Aujourd'hui comme en 2002, l’état de l’opinion mesuré à trois semaines du scrutin a peu de probabilités de correspondre à la stricte réalité qui sortira des urnes. Revue des forces et faiblesses des principaux candidats à l’aube de la dernière ligne droite.

- Nicolas Sarkozy fait la course en tête depuis début janvier et reste mesuré à un très haut niveau (autour de 30%). La forte mobilisation de son camp sur son nom lui semble acquise. Il n’est cependant pas à l’abri d’une montée de Le Pen dans les dernières semaines, qui ne peut se faire qu’en sa défaveur, puisqu’il capte aujourd’hui dans les intentions de vote 20 à 25% d’électeurs Le Pen de 2002. Il n’a pas encore non plus complètement démontré sa capacité à rassembler au second tour.
- Autour de 25-27%, Ségolène Royal arrive mieux placée que Lionel Jospin. Elle a su résister, contenir la poussée Bayrou et a encore les cartes en main pour accentuer la mobilisation de son électorat. Elle dispose en revanche de peu de réserves pour le second tour, du fait de la faiblesse des autres candidats de gauche.
- La progression de Bayrou a été le fait de campagne des mois de février et mars, mais il est depuis sur une pente descendante. Il se situe aujourd’hui à des niveaux proches de ceux enregistré par les candidatures centristes, Lecanuet en 1969 ou Barre en 1988. La réactivation de l’affrontement gauche-droite, déjà à l’œuvre, et la prégnance du vote utile identitaire de gauche en faveur de Ségolène Royal, peuvent jouer contre lui dans les dernières semaines
- Le Pen, à 12-13%, est dans les mêmes temps de passage que ceux d’avril 2002. Le retour de l’insécurité dans la campagne appuie encore un peu plus l’hypothèse de sa traditionnelle poussée dans les derniers jours.
- A 4/4,5%, Olivier Besancenot s’extirpe du "gruppetto" des 2% et moins.
A trois semaines du premier tour, le rapport de force électoral reste surtout largement favorable à la droite.

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Egalité des chances

Au gré de ses bulles intimistes, Wayne nous fait partager les élucubrations et interrogations d'un citoyen et électeur plongé au quotidien, bon gré mal gré, dans le grand bain électoral... 

 
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09:55 Publié dans Wayne | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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