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jeudi, 10 mai 2007

Point final

Au gré de ses bulles intimistes, Wayne nous fait partager les élucubrations et interrogations d'un citoyen et électeur plongé au quotidien, bon gré mal gré, dans le grand bain électoral... 

 
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10:32 Publié dans Wayne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bd

mercredi, 02 mai 2007

Les écolos avec Royal

C'est vrai, les Verts sont descendus électoralement bien bas le 22 avril : 1,57 %. Passé le choc, on réfléchit et on se remet à la tâche.Pour l'instant, la tâche, c'est de militer pour que la candidate de lagauche gagne le 6 mai. Oui, les Verts appellent à voter Ségolène Royal. Sans ambiguïté, les Verts appellent donc à voter pour la gauche. Encore une fois, certaines personnes poseront la question suivante :«pourquoi l'écologie est-elle ancrée à gauche ?» J'essaie de répondre à cette question dans un billet sur mon blog: L'écologie, de gauche ET de droite ? Mais quand on défend un projet de société où on confisque le débatsur l'énergie en imposant l'EPR, où on pense pouvoir continuer à tuer l'espace urbain à coup de bagnoles grâce aux agrocarburants français ou importés du Brésil, un projet de société qui relègue des personnes qui fuient leurs pays pour des raisons politiques ou climatiques aurang de voleurs, quand on est le seul candidat à refuser ne serait-cequ'un moratoire sur les OGM en plein champs, je trouve qu'il est délicat de se qualifier d'écologistes. «Pour les écolos, de toute façon, quand on compare les programmes des deux candidats du deuxième tour, y a pas photo. L'Alliance pour la planète a donnéla note de 16/20 à Royal, seulement 8,5/20 à Sarkozy. C'est aussi pourça que je voterai le 6 mai pour Ségolène Royal, sans état d'âme.

 

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Sarkozy favori, sauf révolution copernicienne

Au-delà de la mobilisation démocratique saluée par tous, et de la fiabilité prouvée des enquêtes d’opinion sur lesquels nous ne reviendrons pas, trois enseignements politiques essentiels se dégagent du scrutin du 22 avril :

1. Le premier tour place très nettement Nicolas Sarkozy en position de favori. Le candidat de l’UMP a réussi la mobilisation de toutes les droites et bénéficie d’un rapport de force électoral (même en partageant l’électorat de François Bayrou) particulièrement favorable dans la perspective du second tour.  
2. L’extrême gauche a raté une occasion historique de prendre place dans le paysage politique français, du fait de ses divisions. Rassemblée autour d’un seul candidat, elle aurait pu talonner, voire dépasser le FN, ce qui aurait constitué un événement considérable. Ses querelles de clocher et de leadership l’en ont empêché.
3. La logique du vote utile identitaire a porté Ségolène Royal. Le souhait de voir la gauche présente au second tour a prévalu sur toute autre considération. Le Sondage Sortie des Urnes d’Ipsos est particulièrement clair sur ce point : quand 60% des électeurs sarkozystes disent que leur principale motivation de vote fut « le projet », 52% des électeurs de Ségolène Royal mettent d’abord en avant « l’appartenance politique » de la candidate.

Les enquêtes de second tour, auxquelles ont peut faire confiance au vu de la justesse de celles du premier tour, la situent autour de 46% : un handicap qui nous paraît impossible à renverser en quinze jours, dans un contexte où les réserves abstentionnistes sont nulles et où le taux de fermeté du choix pour le second tour dépasse les 90%. En France comme aux Etats-Unis, le débat d'entre-deux tours n'a jamais inversé le rapport de force; en général il conforte simplement les électeurs de chaque camp. Les quinze jours de campagne ne pourront donc suffire à inverser une tendance clairement favorable à Nicolas Sarkozy. Du coup, seul un «accident» ou un acte politique lourd peuvent modifier le cours des choses. Deux hypothèses sont envisageables pour ce type de scenarii:

•    une lourde erreur de comportement de Nicolas Sarkozy, qui le ferait apparaître comme trop «nerveux», ou «brutal», en réactivant ses traits d’image négatifs : disons le nettement, nous n’y croyons guère au vu de son excellente capacité à se maîtriser, à maîtriser sa communication et son discours. Nicolas Sarkozy paraît trop «fort» pour commettre les erreurs attendues par ses adversaires.

•    un pari stratégique et politique de la part de Ségolène Royal, celui d’annoncer dans les jours qui viennent aux Français qu’une fois élue elle nommera François Bayrou Premier ministre. Cela est peut-être pour elle la seule manière de s’assurer un report suffisant –c'est à dire quasi intégral- des voix centristes du premier tour sur son nom. Au vu des reports de voix dans les enquêtes d'intentions de vote second tour, ni son projet, ni sa personnalité ne suffisent. Une initiative de ce type ne rendrait pas la victoire certaine mais à l’évidence la défaite moins sûre, si l’on se souvient que tous les sondages pointaient François Bayrou largement vainqueur dans l’hypothèse d’un duel de second tour avec Nicolas Sarkozy. Cette stratégie, qui consiste à remettre en cause  quarante ans d’alliances et de comportements politiques pour conserver une chance de l’emporter, nous parait toutefois très peu probable. Sous réserve de ce retournement d'alliances, nous pensons que Nicolas Sarkozy sera le prochain Président de la République française.


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