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vendredi, 27 avril 2007

Certains ont-ils intérêt à transformer cette campagne en vaudeville ?

Je suis halluciné par le jeu auquel se livrent certains. Nous avons eu dimanche une belle étape pour la démocratie : forte participation, beau score de premier tour et net recul d FN. Tout pour faire pendant 15 jours un beau débat entre deux projets.

Et depuis que se passe t il ? Une pièce de tartuffe ! Il y a 10 jours Ségolène Royal critiquait avec violence Francois Bayrou ; aujourd'hui elle soutient qu ils ont des convergences. On nous prend pour des ânes. Segolene royal tombe dans le jeu des combinaisons politiciennes ! Elle déjeune en ville avec DSK pour la jouer "aimons nous folle vie". Pendant ce temps Nicolas Sarkozy est en visite dans un chantier du bâtiment ... No comment !

Le plus scandaleux, ce sont les accusations de pression sur la PQR ou Canal plus. En résumé, ils jettent en l'air des rumeurs pour faire croire que Nicolas Sarkozy a exercé des pressions sans avancer la moindre preuve. C'est juste digne des procès de Moscou. On lance une rumeur et on vous dit "prouvez votre innocence" ! C'est parfaitement honteux !

Ségolène royal a par exemple dit que le patron du syndicat de la PQR avait ete convoqué par Nicolas Sarkozy ... Sauf que comme il l'a lui même indiqué dans une dépêche AFP, le dit-patron était à un meeting devant 500 personnes. Je suis surtout énervé parce que je ne voudrais pas que l'on nous fausse ce débat de 2ème tour qui doit être un débat sur le fond entre deux projets et pas un vaudeville.

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mercredi, 14 février 2007

Ouverture ouverture

La journée de dimanche était un peu une folle journée politique ! D'un côté Nicolas Sarkozy à la Mutualité, de l'autre Ségolène Royal à Villepinte et pour couronner le tout Jacques Chirac sur Vivement dimanche. Le contraste entre deux approches était intéressant.Le choix de Nicolas Sarkozy a été très clair : le temps des affrontements idéologiques et des vieilles luttes gauche droite est dépassé. Il faut avoir le courage de reconnaître que des bonnes idées existent des deux côtés. C'est ainsi que pendant toute la matinée sont intervenues à la Mutualité des personnalités qui venaient d'horizons différents.

Là, je vous parle des huis clos auxquels les journalistes n'avaient pas accès : des électeurs anciennement indécis, des Français qui avaient renoncé à s'engager politiquement ou des gens de gauche attirés par les propositions de Nicolas Sarkozy.

Il y eut deux témoignages émouvants. Le premier était celui d'un professeur de banlieue qui a exprimé son ras-le-bol. Déçu par le PS et leurs propositions très conservatrices, il a indiqué qu'il était intéressé par les propositions de Sarkozy notamment sur la revalorisation des salaires et le retour à un minimum de respect à l'école. Il fut très applaudi. Le second vint de Véronique Vasseur, une docteur qui avait travaillé dans les prisons et qui est une des premières à avoir tiré la sonnette d'alarme sur la situation inacceptable des prisons dans ce pays. Elle prenait le premier engagement politique de sa vie aux côtés de Nicolas Sarkozy.

De l'autre côté, le discours de la candidate socialiste au cours de la semaine passée s'est durci. J'ai été consterné notamment par son discours sur l'histoire la semaine dernière. Grosso modo, mais je caricature à peine, il y a les bons et les méchants. Les bons sont toujours à gauche, les méchants toujours à droite et dans l'histoire la gauche est toujours du bon côté et la droite toujours du mauvais. Cela sent bon son sectarisme et pour l'historien que je suis c'est encore plus grave car c'est une distorsion de l'histoire assez dramatique. Mais sur le plan politique je suis frappé de voir son évolution. Il y a un mois elle tenait un discours de respect par rapport à tout le monde. Il faut croire que la tolérance ne résiste pas aux mauvais sondages.

En tout cas pour moi, il est indispensable d'ouvrir les fenêtres et de faire rentrer un nouvel oxygène. J'ai travaillé, à la demande de Nicolas Sarkozy d'ailleurs, avec quelqu'un comme Martin Hirsch, président d'Emmaüs, qui est plutôt de sensibilité de gauche et ce fut un de mes travaux les plus intéressants des deux dernières années sur le thème de famille et pauvreté. Il faut faire rentrer de nouvelles idées, être capable de se remettre en cause. C'est le choix qui a été fait par Nicolas Sarkozy. Tant mieux.

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lundi, 05 février 2007

Ombres et lumières

Je vais être clair. Apparemment, je suis comme 70% des Français, ce début de campagne ne me satisfait pas. Trop d'attaques personnelles, trop de coups en dessous de la ceinture, pas assez de débats sur le fond. Soyons honnêtes : il y a des francs tireurs dans les deux camps et j'ai bien en tête quelques noms dans notre famille politique qui préfèrent tirer sur les autres plutôt que de faire des propositions. Mais je suis mal à l'aise actuellement avec la stratégie du PS. Que se passe-t-il ? Ils nous disent qu'ils attendent les résultats de leurs débats participatifs et que donc ils ne peuvent rien dire sur le fond — je ferai prochainement un point là-dessus. A moins de trois mois du premier tour, c'est un peu prendre les gens pour des cons. On commence à écouter les électeurs juste avant les élections et, alors qu'ils ont eu cinq ans pour présenter leur programme, ils ne sont pas fichus de dire où ils en sont. Trop facile. Mais surtout cela fait qu'il est impossible pour l'instant d'avoir un débat.

Un exemple. Jeudi, j'ai fait un débat sur France Inter contre Jack Lang. Cela m'a beaucoup fait rire, c'était ma marionnette préférée au Bébette show ! Mais pour le reste, je suis reparti très déçu. Grosso modo à chaque fois qu'il y avait une question de fond, j'expliquais nos propositions (refonte de la carte scolaire, vrais moyens au niveau des ZEP, refonte des bourses pour mieux répondre aux classes moyennes, dynamisation de nos campus universitaires etc). Et lui répondait : «on attend les résultats de notre débat participatif». Du coup, pour meubler le temps, il flinguait le bilan des cinq années passées sur le thème «nous étions parfaits, vous avez tout cassé». C'est un peu simpliste !

Le résultat, c'est que pour meubler le temps en attendant le soit-disant grand soir du 11 février, je trouve qu'ils font les poubelles pour éviter d'avoir à parler de leurs propositions. Dernier exemple en date, la soit-disante fiche RG sur le type de Greenpeace. Je ne me souviens même plus de son nom. La fiche a été commandée en 1997 par Jospin, il n'y a rien dedans et en plus, malgré toute l'estime, que j'ai pour cette organisation, il faut quand même reconnaître que ce n'est pas un perdreau de l'année et qu'ils ont organisé plusieurs manifestations ultraviolentes.

En tout cas, vivement que la candidate socialiste mette enfin des propositions sur la table pour que le débat puisse avoir lieu des deux côtés.

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