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mercredi, 28 mars 2007

"Moranogate": le blog n’est pas une blague

Nous avions évoqué ici l’initiative du blog "nadine revient", qui a fort déplu à la députée sarkozyste un temps mise sur la touche. Cette dernière, fort méfiante, nous disait avoir tenté en vain de contacter les promoteurs de son prétendu soutien en ligne. A notre tour, nous avons effectué la démarche de laisser un message à ce «collectif de jeunes pop’» (comprendre Jeunes populaires, la branche des – de 30 ans de l’UMP), quasi-certain d’avoir affaire à une plaisanterie. Un sentiment qui s’était même accru à la lecture du dernier billet de lundi, «Cachan, c’était vraiment juste pour râler», critiquant Josiane Balasko tout en regrettant : «“Les Bronzés 3”, c’était quand même bien. C’est dommage qu’elle ait mal tourné».

Surprise, ce mercredi matin, Pierre, «24 ans, militant UMP depuis 2003», nous répond ceci: «Bien sûr que je suis bien un membre des Jeunes Pop. Quel intérêt aurais-je à faire "un coup monté politicien"? Je comprends que Nadine Morano puisse faire peur, parce que les politiques, autant de gauche que de droite ont toujours intérêt à museler et saboter les talents, pour des raisons personnelles et de basses ambitions (…)Le contenu du site est assez explicite sur le pourquoi nous la soutenons, je n'ai pas besoin d'en faire des tartines. Quand elle a été mise au piquet pour un mois (ce que nous ne savions pas encore, puisqu'il était prévu que ce soit pour toute la campagne), nous avons décidé de réagir car nous avons trouvé les raisons de ce rejet injuste et injustifié». Et de conclure, à propos des demandes de fermeture du blog par la députée : «personne n'a pris contact avec nous, alors que le mail est très visible sur le site (puisque vous l'avez trouvé tout seul). Elle n'a aucune raison d'être en colère, bien au contraire; elle a été assez peu soutenue lors de son passage à vide, et nous avons été les seuls à être là. Et son retour est la preuve que nous avons réussi!»

 

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mardi, 20 mars 2007

Le tuning, les poupées en porcelaine et Nadine Morano

Le web pour contrer les oukazes sarkozystes. Vue sur l’Internet, notamment ici ou , cette initiative d’un «collectif de Jeunes Pop qui voulons le retour de Nadine Morano» : le blog «Nadine revient», en hommage à la députée de Meurthe-et-Moselle passée de l’omniprésente et médiatique lumière au déprimant et solitaire oubli, par la volonté du candidat UMP. Au début, on croit à une blague, tant les centres d’intérêts des pro-Morano figurent un alliage détonant : tuning, porcelaine et UMP. Un sentiment qui s’accroît à la vue de la pétition mise en ligne sur le site lapetition.be. Le texte un brin parano, qui expliquerait la «sanction» par l’emballement contre la championne de «la meute gauchiste» sur d’obscurs forums, n’a été signé en tout et pour tout que par 15 personnes. 

Mais, au vu du cri de victoire prononcé le 9 mars dernier, l'on pense qu'il s’agit bien d’un blog au premier degré, se targuant de 10.000 visites. Et de se féliciter: «Grâce à notre mobilisation, Nicolas a enfin compris qu'il devait reprendre Nadine Morano dans son équipe! Bravo!» Effectivement, depuis quelques jours, nous assistons au retour sur les écrans médiatiques de la sémillante députée.

Coup de théâtre, Nadine Morano est totalement furax de l’initiative. Contactée, elle dit «avoir été mise au courant récemment». «J’ai tout de suite prévenu la Cnil et envoyé un fax à Google en Californie [propriétaire de  Blogspot, l’hébergeur de «Nadine revient»]. Je leur ai envoyé un message et on ne m’a jamais répondu. C’est n’importe quoi! Je me demande si ce n’est pas un ennemi qui est l’auteur de tout ça».

 

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mardi, 27 février 2007

Droit de suite patrimonial...

Mardi matin sur France inter, Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, a répondu à «Pierre, de Dordogne», qui accusait son champion de «ne pas avoir tenu la promesse de publier le détail de son patrimoine». L’ancien commissaire au Plan n’a pas éludé la question et, apparemment sincère, a déclaré ne pas «s’être intéressé de près à la question» mais «avoir le sentiment que cela avait été fait», de «façon détaillé». De mémoire il y a cinq semaines, si l’on a souvenir que Nicolas Sarkozy devait publier cette déclaration de patrimoine détaillée «dans quelques jours» (cf. , ou même en vidéo là), sa trace me semblait depuis s’être perdue dans les «trous d’air» de l’actualité. Mais peut-être me trompais-je.

Puisque Henri Guaino le sous-entendait, il suffisait de le vérifier. Auprès de la communication de l’UMP, par exemple. «Oui bien sûr, c’est sorti dans L’Express il y a un mois». Mais la déclaration détaillée, ou juste le montant de l’ISF? «Ah non, pas plus que ça, je crois… Ecoutez, appelez Frank Louvrier». Et le directeur de la communication du candidat UMP de confirmer. «Oui, ça faisait deux pages dans Le Parisien et dans L’Express. Il y a même eu une dépêche AFP». Soit.Toutefois, après lecture des archives du Parisien depuis le 18 février (date de «l’emballement médiatique autour du patrimoine des candidats»), ainsi que de L’Express et des dépêches AFP, aucune trace de ladite déclaration. Des enquêtes, notamment le 25 janvier ici ou dans Le Point, avec des estimations réalisés par des journalistes. Mais pas le détail, par exemple de cette fameuse collection de timbre héritée du grand-père.

Survenue en cours de rédaction de ce billet, l’information (démentie) du Canard enchaîné à paraître mercredi, pourrait peut-être enfin convaincre le ministre de l’Intérieur à jouer la carte de la totale transparence.

 

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mardi, 20 février 2007

Le deuxième effet Birenbaum

Suite à «l’affaire Duhamel», il n’était pas inintéressant de se promener sur le blog de l’autre victime expiatoire de cet invraisemblable emballement blogo-médiatique, Guy Birenbaum. Devenu celui qui a fait «tomber» l’emblème de l’éditorialiste politique des 40 dernières années, l’éditeur NRV poursuit involontairement sa démarche iconoclaste (dans le sens «briseuse d’icônes»). Ainsi, parmi les 400 commentaires ayant succédé à son post «Leurre de vérité» de vendredi dernier, le lendemain de la suspension de Duhamel, se trouve ce lien, posté par "Jeff Tweedyson" à 10h45: http://www.acrimed.org/IMG/mp3/Bianco_Elkabbach_280107.mp3.
Cela se passe le dimanche 28 janvier sur Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach reçoit Jean-Louis Bianco, lors de l’émission «Le grand rendez-vous».  Ce n’est pas par sympathie ou allégeance particulière à Acrimed que je transmets ce lien, mais parce qu’il isole le passage troublant de l’émission. Dans la blogosphère (par exemple ici), il s’est répandu que l’interview avait été retirée du site de la station. Si plusieurs pages de www.europe1.fr sont souvent «temporairement indisponibles», l’émission est bel est bien consultable. Mais en grande partie inaudible pour cause de coupures multiples. On en retrouve un script intégral sur le site de Jean-Louis Bianco.

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mercredi, 07 février 2007

De l’électeur pris en compassion…

Le premier a en user fut Nicolas Sarkozy, dans «A vous de juger» «J'ai une question à vous poser» lundi soir sur TF1. Vers 22h30, un jeune Français d’origine maghrébine et visiblement pas anti-Sarko interroge le ministre candidat sur les comportements policiers à l’encontre de types comme lui, décrivant ce jour où il fut victime d’insultes. Réponse du ministre de l’Intérieur :   

-    «Vous savez ce qu’on va faire, au pot après l’émission, vous me donnerez tous les détails sur votre interpellation, et si cela s’avère vrai, on va le régler votre problème».

Pour être tout à fait honnête, le ministre-candidat avait déclaré que «pas un abus de police n’avait pas été sanctionné» et qu’il avait «même interdit le tutoiement» durant sa présence place Beauvau. 

Environ dix heures plus tard, vers 9h45, ce fut au tour de Dominique Bussereau de recycler la méthode. Lors de l’émission «Interactif», une auditrice de France Inter alerte le ministre de l’Agriculture sur l’impunité d’un de ses voisins éleveur porcin, dont le caractère extensif de l’entreprise mettait en danger l’écosystème du site. Bis repetita, pour le ministre, qui évacuait la question d’un :   

  - «hors-antenne, vous me donnerez les coordonnées précises de cette entreprise et nous règlerons l’affaire», avant d’ajouter tout de même un «même si je n’encourage pas la délation»…

   
Alors, extension du domaine de la compassion en politique, ou clientélisme à la sauce médiatique?

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