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mercredi, 07 février 2007

De l’électeur pris en compassion…

Le premier a en user fut Nicolas Sarkozy, dans «A vous de juger» «J'ai une question à vous poser» lundi soir sur TF1. Vers 22h30, un jeune Français d’origine maghrébine et visiblement pas anti-Sarko interroge le ministre candidat sur les comportements policiers à l’encontre de types comme lui, décrivant ce jour où il fut victime d’insultes. Réponse du ministre de l’Intérieur :   

-    «Vous savez ce qu’on va faire, au pot après l’émission, vous me donnerez tous les détails sur votre interpellation, et si cela s’avère vrai, on va le régler votre problème».

Pour être tout à fait honnête, le ministre-candidat avait déclaré que «pas un abus de police n’avait pas été sanctionné» et qu’il avait «même interdit le tutoiement» durant sa présence place Beauvau. 

Environ dix heures plus tard, vers 9h45, ce fut au tour de Dominique Bussereau de recycler la méthode. Lors de l’émission «Interactif», une auditrice de France Inter alerte le ministre de l’Agriculture sur l’impunité d’un de ses voisins éleveur porcin, dont le caractère extensif de l’entreprise mettait en danger l’écosystème du site. Bis repetita, pour le ministre, qui évacuait la question d’un :   

  - «hors-antenne, vous me donnerez les coordonnées précises de cette entreprise et nous règlerons l’affaire», avant d’ajouter tout de même un «même si je n’encourage pas la délation»…

   
Alors, extension du domaine de la compassion en politique, ou clientélisme à la sauce médiatique?

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