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lundi, 26 février 2007

J’ai testé le premier site de rencontre politique (enfin, pas encore), épisode 2…

Une semaine après m’être inscrite à sexycentriste.com, le site de rencontres des jeunes UDF, je m’étonne qu’ils ne m’aient toujours pas envoyé la confirmation de mon inscription par mail. Hé, les UDF, vous ne voulez pas que je vous rencontre ou quoi?

A force de pester en attendant mes codes d’accès qui ne viennent pas, mon collègue Nicolas finit par trouver la solution au problème: le mail envoyé par sexycentriste.com est bloqué depuis huit jours dans mon dossier de «messages indésirables». Le filtre anti-spams de 20 minutes est un poil trop aiguisé.

Toutes mes excuses, les sexycentristes, je retire ce que j’ai dit: vous n’êtes pas moins réactifs que le site qui vous a inspiré - meetic.fr pour ne pas le nommer. Et maintenant que j'ai mon mot de passe, on va pouvoir passer aux choses sérieuses...

 

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mercredi, 21 février 2007

En pleine campagne présidentielle, des textes pourraient mettre en danger notre espace de liberté qu’est Internet

En pleine campagne présidentielle, des textes pourraient mettre en danger notre espace de liberté qu’est Internet.

Vous aviez l’impression de vous réapproprier le débat public ? Dépêchez-vous d’en profiter... À moins que nous les fassions reculer.

En tant que citoyenne, mais aussi en tant qu’acteur politique, je m’inquiète des conclusions du rapport Tessier, proposant, entre autre, la mise en place d’un label décerné par un organe public. Quelles règles du jeu seront fixées, par qui, dans quelles conditions sera-t-il attribué, dans quelles conditions sera-t-il retiré ? Quand on voit les conditions d’attribution des numéros de commissions paritaires, on peut craindre des effets pervers.
C’était tellement prévisible. Trop de dégâts collatéraux. Trop incontrôlable. Trop de transparence. Trop de danger.

Certains pontes des grands médias, certains politiques s’inquiètent. Ils ne sont pas nés avec. Ils en ont donc peur. Cette réaction les ringardise d’ailleurs.

Et pourtant, ils ne devraient pas craindre cette évolution-révolution de la diffusion de l’information et de son pluralisme. Si les journalistes sont talentueux, un grand nombre le sont vraiment, le public sera au rendez-vous. Certaines rédactions ont bien saisi l’enjeu ;-).

A eux de faire les efforts financiers en investissement pour donner un écho à leurs journalistes sur la Toile.

De quoi ont-ils peur ? Du journalisme citoyen? Et si cet espace était une fenêtre pour découvrir de nouveaux talents, de nouvelles plumes, du travail coopératif ? Et si ça marche sans gros moyens ? Et si la vérité sortait en partie des sites, forums, blogs ? Et si c’était à nous de décoder entre mille témoignages sur un événement ? Voici un texte d’Agoravox que j’ai écris suite au Web 3 et qui parle d’ un exemple très concret de verrous qui sautent grâce à la Toile.

Un autre texte relatif à la prévention de la délinquance veut condamner les auteurs ou les diffuseurs des «Happy slapping». Si, bien évidemment, je condamne tout acte de violence, filmé ou non, en quoi la bêtise des délinquants qui les réalisent est pire que la bêtise des guerres que nous voyons tous les jours sur nos petits écrans ?

Toute chose égale par ailleurs, les premiers devraient être condamnés pour leurs actes d’atteinte à la personne, coups et blessures par la justice française, les seconds par les tribunaux internationaux.

Certains politiques ont tort de vouloir verrouiller l’Internet. Non seulement parce que c’est un espace de liberté mondial. Les pauvres petites règles du jeu imposées par le haut ne s’appliqueraient qu’en France ? Sont-ils au courant qu’il n’y a plus de frontières avec Internet ? Que les tentatives de verrouillage sont dignes des pays les plus totalitaires ?

Sauvegardons cet espace de la liberté d’expression. Aux dangers de ce qui circule sur le net, je préfère notre éducation à tous âges, à la sensibilisation. Enfin, si des chartes éthiques doivent apparaître, je souhaite qu’elles soient le fruit de travaux citoyens.

Qu’en pensez-vous ?

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mercredi, 07 février 2007

Bayrou : le troisième homme introuvable (en ligne)

Il y a une dizaine de jours, il était impossible de passer à coté de François Bayrou. Un moment habituel de la campagne : un des deux candidats de premier rang connaît une période de creux, quelques mois avant l’élection, c’est donc le moment de se poser la question du fameux troisième homme. Nous avons donc eu droit à des couvertures et des articles de presse qui mélangeaient allègrement quelques verbatims à du doigt mouillé pour nous expliquer que, peut-être, François Bayrou pourrait créer la surprise. Bien sûr, il y a les sondages : Ségolène perd quelques points, François en gagne quelques uns. Mais à quelle réalité profonde correspond ce mouvement ? Nul  ne le sait.

 Il paraît que c’est sur internet que François Bayrou a les moyens de faire son beurre. Peut-on glaner, dans les blogs, quelques indices d’un tel mouvement, quelques signes de ralliement ? Je suis parti à la recherche des dissidents, de ceux qui frémissent, qui hésitent à pencher pour le centriste, ou de ceux qui refusent au contraire de se laisser emporter par « la tentation Bayrou ». Et je n’ai pas été déçu.

Le constat, tout d’abord, est assez simple : je n’ai pas trouvé un seul blogueur « de droite » qui se pose la question du vote pour le béarnais. S’il existe une forte blogosphère de droite qui reste critique à l’égard de Sarkozy, elle est essentiellement constituée de chiraquiens patentés, de gaullistes irréductibles ou de villepinistes, qui semblent encore espérer la candidature de l’actuel président (ou de son premier ministre ?). L’alternative au vote Sarkozy semble plutôt être le suicide politique que le ralliement à Bayrou.

Il faut donc chercher à gauche. 

Les regards se tournent naturellement vers les soutiens de DSK. Il se murmure que ce sont de ces supporters de Strauss-Kahn qui ont lancé une pétition de soutien à Bayrou (signée les socialistes anonymes, quel courage !), sans que l’on ne puisse confirmer quoi que ce soit. L’impact aura donc été assez réduit par l’anonymat des émetteurs. Les blogueurs strauss-kahniens les plus connus, comme Christophe Grébert de monputeaux ou Guillermo de Radical Chic, font toujours dans le soutien ferme à Ségolène. L’un dans un registre militant classique, l’autre par une explication froide et sans enthousiasme excessif  : « de mon côté, on m'a tellement fait le coup du frémissement, alimenté d'anecdotes super représentatives ("J'ai toujours voté à gauche. Cette fois, je vote pour vous. Bonsoir") que je m'étonne que d'autres puissent quand même s'embarquer la dedans. ». Même Fraise des bois, qui chronique son expérience des débats participatifs avec beaucoup de recul critique par rapport à la « littérature officielle du parti », ne passe pas la ligne jaune de la dissidence.

Alors, hormis quelques anonymes, tout le monde au garde à vous derrière Ségolène dans le camp socialiste ? Pas de dissidence, de prise de recul ? Certes non. Mais il faut chercher loin, en profondeur, pour trouver du socialiste dissident, de l’ex-électeur de Jospin qui avoue sa préférence pour Bayrou. Des figures de la blogosphère sont sur le point de céder. Laurent Gloaguen, qui se dit de gauche, résiste encore : il n’est pas séduit par le candidat. XIII, en revanche, relève avec un certain enthousiasme les sondages qui scandent la montée du béarnais. Des frémissements, des choix ni blancs ni noirs : serait-ce qu’on ne soutient pas un centriste avec la même ferveur qu’un autre ancré dans un camp ?

 

Et puis il y a l’énigme : les ralliements de Fabiusiens, que l’on rapporte ici ou là. Oh, pas des ralliements façon allégeance. Pas des ralliements de soutien, pour faire campagne, mais des analyses froides de Fabiusiens qui avoueraint leur préférence pour Bayrou plutôt que pour la poitevine. On s’interroge. Machisme ? Folie ? Calcul machiavélique ? Non, c’est finalement plus simple, et c’est Edgar qui s’explique :

 
Mettons que j'aie envie de voter utile. Il y a quatre candidats qui peuvent passer : Sarko, Ségo, Bayrou et Le Pen. Le Pen jamais, Sarko, seulement s'il est en face de Le Pen ; restent deux candidats : Ségo et Bayrou. Les deux ont voté oui à ma connaissance, et celui qui a eu les termes les plus respectueux et intelligents sur le non ce n'est pas Ségo c'est Bayrou.

 

On se prend à espérer avoir enfin trouvé le socialiste dissident. Las. Malgré cette brillante démonstration, Edgar avoue : « disons qu'entre deux candidats sérieux pour le deuxième tour je choisis le plus à gauche.».

 
Chou blanc donc. Je n’ai donc pas trouvé un seul traître, tourneur de veste ou converti heureux qui s’assume. Le néo-bayrouiste de gauche se fait tellement discret qu’on ne le trouve point.

 
En guise de thermomètre, on imagine que les équipes de l’UDF préfèreront les sondages. 

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