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mercredi, 28 février 2007

Quand Bayrou sort TF1 de la Politic’ Academy

J’ai vu un PPDA excédé par François Bayrou qui ne s’est pas plié pas aux règles fixées par la chaîne. Bayrou est face aux Français, il prend le temps qu’il faut pour écouter, aller au bout de son raisonnement quelque soit le timing qu’on veut lui imposer. S’il tient à une chose, François Bayrou c’est de profiter de la fenêtre médiatique qui s’ouvre enfin, et donner les clés de compréhension aux Français pour choisir en toute connaissance de cause. On est bien loin de la politique à emporter, vendeuse de tapis, loin des radios crochet : 2 minutes pour vendre la soupe! 

J’ai été agréablement surprise par les questions du public très tournées vers l’avenir et pas seulement autocentrées. Ca change de l’émission Chirac et les 100 jeunes lors de la campagne référendaire, ainsi que les deux premières oraux de TF1 de qui donnaient l’impression fausse d’une société nombriliste et individualiste. Un homme à la fois à l’écoute, mais pas au même niveau. Les Français attendent en même temps de la proximité, des intermédiaires en moins, mais aussi d’être portés, tirés vers le haut, vers des perspectives qui fondent notre société ou le « comment vivre ensemble ». 

J’ai retrouvé la même qualité de débat que je vois chaque jour sur Internet Une fois dépassée la campagne poubelle ou la politique paillette, enfin on parle enfin du fond, on parle de la dette, de l’importance de l’éducation, de notre politique internationale, du dépassement du clivage gauche droite, de sa concrétisation sur le terrain des législatives après la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.
 
Et pendant ce temps-là, les tontons flingueurs sont de sortie UMPS tous unis contre François Bayrou. Je sens qu’on va rire ! Mais pendant ce temps, là, François est reparti sur les routes de France, à Metz ce soir…

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mardi, 20 février 2007

Il y a des bas et débats

Tout le monde s’en sort avec les honneurs. Au lendemain de l’émission J’ai une question à vous poser avec Ségolène Royal, il apparaît très clairement que les hommes (et femmes) politiques ne peuvent pas être mis en danger par ce genre d’émissions. Ils sont trop aguerris, trop entraînés pour être mis en difficulté. Les questions des Français invités font « café du commerce », chacun évoquant son cas personnel qui relève plus d’un édile local que d’un futur président de la République.


Face à ces questions, les hommes politiques n’ont pas de mal à répondre. Chacun dans son style : Sarkozy pointilleux à l’extrême (comme ça on ne voit pas quand il prend quelques libertés avec la réalité), Royal plus dans l’empathie (comme ça on ne voit pas quand elle ne répond pas précisément aux questions)… De toute façon, ils sont tranquilles, ils n’ont pas de contradicteurs et rares sont les citoyens qui peuvent, sur le fond et sur la forme, relancer les candidats.


Autre avantage pour les invités : les intervieweurs sont peu virulents, hormis un petit quart d’heure de chauffe pour le candidat de l’UMP sur les questions de l’homoparentalité et de la place des Français d’origine immigrée. Même avec Jean-Marie Le Pen, dont on aurait pu attendre quelques frictions avec le public, le ton a été étonnement calme, le panel étant même plus sévère un peu plus tard durant la même émission avec Marie-George Buffet.


Ce n’est pas que ce format soit inutile, c’est surtout qu’il est incomplet, même si, comme me le souffle mon collègue Arnaud, c’est grâce à ce genre d’émission sur le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 qu’on a pu voir que Chirac « ne comprenait pas » les jeunes. Un tournant dans la campagne.


Le problème, c’est que nous, pauvres petits électeurs, nous n’avons guère que ça à nous mettre sous la dent pour le moment. Il nous manque un vrai débat entre les candidats, et pas un affrontement entre leurs lieutenants comme c’est le cas actuellement. Moi, je rêve de vrais face-à-face avant le premier tour pour confronter les idées et les hommes (et femmes). Malheureusement, je pense que ce souhait ne sera pas exaucé, les deux principaux candidats, Royal et Sarkozy estimant avoir trop à perdre dans ce genre d’affrontements. Ils attendent le second tour pour se confronter ainsi. Une attitude qui a déjà joué des tours à certains

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