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mercredi, 02 mai 2007

Les écolos avec Royal

C'est vrai, les Verts sont descendus électoralement bien bas le 22 avril : 1,57 %. Passé le choc, on réfléchit et on se remet à la tâche.Pour l'instant, la tâche, c'est de militer pour que la candidate de lagauche gagne le 6 mai. Oui, les Verts appellent à voter Ségolène Royal. Sans ambiguïté, les Verts appellent donc à voter pour la gauche. Encore une fois, certaines personnes poseront la question suivante :«pourquoi l'écologie est-elle ancrée à gauche ?» J'essaie de répondre à cette question dans un billet sur mon blog: L'écologie, de gauche ET de droite ? Mais quand on défend un projet de société où on confisque le débatsur l'énergie en imposant l'EPR, où on pense pouvoir continuer à tuer l'espace urbain à coup de bagnoles grâce aux agrocarburants français ou importés du Brésil, un projet de société qui relègue des personnes qui fuient leurs pays pour des raisons politiques ou climatiques aurang de voleurs, quand on est le seul candidat à refuser ne serait-cequ'un moratoire sur les OGM en plein champs, je trouve qu'il est délicat de se qualifier d'écologistes. «Pour les écolos, de toute façon, quand on compare les programmes des deux candidats du deuxième tour, y a pas photo. L'Alliance pour la planète a donnéla note de 16/20 à Royal, seulement 8,5/20 à Sarkozy. C'est aussi pourça que je voterai le 6 mai pour Ségolène Royal, sans état d'âme.

 

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lundi, 16 avril 2007

Voynet est la meilleure

Ce n'est pas moi qui le dit, mais plusieurs associations dans divers domaines. Jugez un peu, Dominique Voynet est classée en tête par les associations suivantes :
- L'Alliance pour la Planète (71 associations environnementales dont France Nature Environnement, le WWF, les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, la Plateforme du commerce équitable...)

- Le Collectif Urgence Planétaire (ONG de développement et d'environnement : CCFD, CRID, Cimade, Secours catholique, Accueil paysan, Attac, Défap, Fasti, Fédération Artisans du monde, Fédération française des MJC, Greenpeace France, Ipam, Les Amis de la terre, Ligue des droits de l'Homme, MRAP, Oxfam France-Agir ici, Peuples solidaires, Plate-forme pour le commerce équitable, 4D,RAC France, Réseau Sortir du nucléaire, Ritimo, Survie...)

- La Ligue des Droits de l'Homme qui «appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix... l'importance donnée aux droits de l'Homme dans les positions prises par les candidats... et leur engagement réel»

- Le Collectif pour la santé environnementale.  Des spécialistes de la santé publique à l'origine de la loi Evin de 1991 (professeurs Got, Hirsch, Tubiana, Grémy, Dubois), ont interpellécourant janvier les candidats à la présidentielle en leur présentant «16 propositions pour assurer la protection contre les épidémies industrielles». Elle a d'autre part reçu un «prix spécial avec mention Transparence» par l'association Anticor, associationd'élus qui luttent contre la corruption.

On fait deux reproches majeurs aux Verts. Le premier, c'est qu'ils oubliraient de se concentrer uniquement sur l'écologie en parlant de problèmes jugés "mineurs" comme l'immigration ou l'égalité des droits entre citoyens, le salaire minimum, les conditions de travail, etc. L'autre reproche, inverse, est qu'ils se concentrent trop sur l'écologie et ne pourraient donc pas gouverner vu qu'ils ne s'occupent que de la nature, des trucs d'écolos quoi.

Ces notations d'associations qui agissent dans plusieurs domaines (protection de l'environnement, lutte contre la corruption, aide audéveloppement, solidarité nationale et internationale, défense desdroits de l'Homme) prouvent que le programme des Verts porté par Dominique Voynet ne se limite pas à la caricature qu'on en fait, c'est-à-dire un peu d'écologie saupoudrée de mariage gay. Merci à ces associations qui, au-delà du caractère un brin infantilisant de la "notation" des programmes et des candidats, permet
d'éclairer les programmes des candidats et des partis sous un jour nouveau.

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PS : non, je n'ai pas oublié avoir promis de parler des biocarburants dans un billet précédent. Je n'ai pas eu le temps d'écrire un truc convenable, mais c'est en cours...

mardi, 03 avril 2007

Ils nous emmerdent avec leurs obsessions anti-vertes!

Jeunes écologistes, nous nous battons depuis des mois, sur le terrain, dans tous les coins de la France, aux côtés de Dominique Voynet, pour une écologie concrète et utile. Pour une écologie qui change la vie des gens. Pour une écologie qui ne s'adresse pas seulement aux classes moyennes mais à toutes celles et tous ceux qui en ont le plus besoin. Pour que l'écologie ne soit pas une promesse mais une réalité. Pour que cet enjeu ne soit pas expédié en un clic ou en une belle parole. Pour que l'écologie ne soit pasoubliée après le 22 avril 2007.

Jeunes écologistes, nous sommes révoltés par la partialité des principaux médias français, par l'obstination avec laquelle les grands journaux dits "de gauche" cherchent, à l'aide de la petite phrase, à démolir la seule candidate de l'écologie et tous ceux qui se battent à ses côtés.

Nous pouvons faire écho au titre du papier du Monde daté du 3 avril.Nous aurions pu le faire à celui de Libération du 31 mars ou aux articles de Sylvia Zappi. Nous étions au Zénith et au Trocadéro à l'appel de la fondation Nicolas Hulot et de l'Alliance pour la Planète. Nous sommes révoltés que ces deux journaux se soient finalement trèspeu intéressés à l'objet écologique de ces manifestations pour centrer leur attention sur les travers supposés et réels des Verts et de leur candidate. Cela au prix d'une mauvaise foi évidente qui nous conduit à nous demander si nous sommes allés au même Trocadéro qu'Elise Vincent,l'auteure de l'article du Monde.


Le 1er avril au Trocadéro, nous avons distribué plusieurs milliers d'exemplaires du Contrat écologique de Dominique Voynet en nerencontrant que le meilleur accueil. Nous avons entendu le cordial "salut aux amis verts" de Nicolas Hulot à la fin de son intervention sans observer la moindre réprobation, bien au contraire. Nous nous sommes réjouis et congratulés avec nos amis associatifs, militants detous les combats écologiques, sans ressentir l'ostracisme suggéré dans
ces papiers. Nous avons vu Dominique Voynet saluée, encouragée, empêchée de quitter les lieux avant 19 heures, par les innombrables participants qui ont également apprécié le concert de la batucada offert par les Verts.

Même si nous peinons à comprendre à quels objectifs obéissent ces choix éditoriaux, nous les acceptons sans broncher depuis des mois.Libre à eux de s'employer à convaincre que la planète, l'écologie etla gauche se porteraient mieux sans les Verts... Nous, nous resterons convaincus du contraire et nous espérons que les milliers de lecteurssauront distinguer le leurre de la réalité.

Nous ne vous demandons rien d'autre que le respect de nos engagementsde citoyens… et de lecteurs. Vous vous en écartez chaque jour un peu plus.

Révolution écolo – les jeunes écologistes avec la candidate des Verts, Dominique Voynet

 

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Stop EPR, ou le non au nucléaire (2/2)

Dédicace aux activistes de Greenpeace qui ont montré la grande sécurité de nos centrales nucléaires! Je finissais mon dernier billet sur le chiffre énorme de 80 % d'électricité française d'originenucléaire et l'importance de ce mode de production d'énergie pour la lutte contre le réchauffement climatique. C'est parti pour une battue en brêche de ces arguments... plutôt fallacieux.

En effet, en France, 80 % de l'électricité produite est d'origine nucléaire. C'est un fait que personne ne conteste, même si on peut vouloir changer la donne. Seulement, l'électricité n'est pas la seule source d'énergie consommée. En tout et pour tout, le nucléaire ne représente en France que 18 % de l'énergie totale consommée. Le chauffage et le transport, pour prendre deux activités très énergivores, consomment surtout du pétrole (fioul ou essence/diesel). Ramenée à l'échelle de la planète, l'énergie nucléaire représentemoins de 5 % de la consommation d'énergie mondiale. Même avec les futures centrales chinoises, on ne monte pas bien haut.

Vous en conviendrez aisément, les deux éléments que je viens de citer, le chauffage et les transports, sont non seulement de gros consommateurs de pétrole, mais également de gros pollueurs en raison de leurs émanations de CO2.Rien que les transports représentent plus d'un quart des émissions degaz à effet de serre. Où serait l'apport du nucléaire là dedans ? Les transports électriques ? Si l'on voulait remplacer tous nos moteurs à explosion par des moteurs électriques, il faudrait construire unecentrale par département. Qui souhaite 90 centrales nucléaires sur le territoire français? Imaginez alors pour la Chine et l'Inde avec lescentaines de millions de véhicules...On le voit, pour faire face à la fin du pétrole et au réchauffement climatique, le nucléaire n'est pas la bonne solution. Un commentaire sous mon précédent billet le remarquait fort justement: la meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas.

Voyons d'abord ce qui est inutile, où peuvent se faire les économies. Dans la domaine du logement, ces gisements d'économies sont légions : ampoules,appareils électriques en veille, chauffage. Avec ce dernier élément par exemple, on peut décider de mieux isoler les logements neufs et defaire isoler les logements anciens. Que d'économies d'énergie ! Que d'argent en plus pour la vie !
Pourquoi produire plus d'énergie, polluer pour des milliers d'années les sols et  pourir l'existence de nos descendants alors qu'il suffitd'économiser, de rester sobre dans notre consommation ?

Pour sortir du nucléaire, en plus des économies d'énergie, il existe une multitude de solutions. Il ne s'agit pas de couvrir la Franced'éoliennes ou de panneaux solaires, mais de bâtir des habitations etdes bureaux, des usines, non seulement peu gourmands en énergie mais surtout producteurs d'énergies !La clef se trouve dans la diversification énergétique : solaire,éolien, géothermie, mini hydraulique, force des marées, force du flux et du reflux, chauffe-eau solaire... Autant de techniques à l'essai ou éprouvées, qui n'attendent qu'un coup de pouce pour se développer et être utilisées au mieux.

Les commentaires du billet précédent me reprochaient de ne pas proposer de solutions, j'espère avoir donné là des bribes de début de possibilité. Continuer dans le nucléaire, c'est subir une bureaucratie lourde, centralisée, une culture du secret et du mensonge. Sortir du nucléaire, c'est permettre une production locale de l'énergie, avecles emplois qui vont avec.

La prochaine fois, je parlerai des biocarburants.

 

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mardi, 27 mars 2007

Stop EPR, ou le non au nucléaire (1/2)

Il y a dix jours, on a compté 60.000 personnes dans les rues de Rennes, Toulouse, Lille, Lyon et Strasbourg. 60.000 personnes pour manifestercontre la construction du réacteur nucléaire de soi-disant nouvellegénération, l'EPR (pour «réacteur pressurisé européen»), à Flamanville dans la Manche. Le milieu écolo n'avait pas vu une telle mobilisation depuis la findes années 70 et la lutte contre la centrale de Plogoff. C'est une excellente nouvelle, surtout quand on sait que les cortèges étaient largement teintés de vert en plus du jaune, couleur du réseau Sortir du nucléaire et du collectif Stop EPR.

Mais pourquoi être contre l'EPR et plus généralement contre le nucléaire? Alors qu'aujourd'hui on sait que le pétrole s'épuise et que les émissions de CO2 sont responsables du réchauffement climatique, le nucléaire semble la solution pour une énergie illimitée, peu chère et qui assure l'indépendance énergétique de la France. Tout ça se discute... L'EPR est un projet à 3,3 milliards d'euros, pour produire de l'énergie de manière centralisée, énergie transportée grâce à de jolis pylones haute tension (vous préférez 200 pylones ou quelques éoliennes?). L'argent de l'EPR pourrait servir à développer les énergies renouvelables et créer des emplois sur tout le territoire, pas seulement à Flamanville. Beaucoup d'emplois ? Juste 15 fois plus comme le démontre une étude récente.

Pour revenir au nucléaire d'une manière plus générale, parlons d'abord de l'indépendance. L'uranium nécessaire pour alimenter les centrales ne poussent pas dansles forêts françaises. Il vient d'Afrique (Niger) ou d'Australie. On pourrait évoquer à loisir les Nigérians voisins de la mine, qui se ramassent la poussière radioactive, mangent radioactif, boivent radioactif, respirent radioactif... Qui a dit «énergie propre»? Où est l'indépendance s'il faut aller chercher l'uranium à l'autre bout de la planète? Quant au caractère illimité de l'énergie nucléaire, il tient carrément du fantasme. Je viens de dire que l'uranium était extrait de mines, parfois à ciel ouvert. Hé bien, ces filons ne sont pas inépuisables. On estime tout simplement la durée des réserves mondiales à 50 ou 80 ans. Quoi qu'il en soit, on est loin du miracle de science-fiction, sans compter les centrales supplémentaires que Chinois et Indiens veulent construire.

Je connais le débat par coeur, on va me rétorquer que le nucléaire représente 80 % de la production française d'électricité et qu'on ne peut donc s'en passer, qu'il permet de plus à la France de tenir ses engagements en matière d'émission de gaz à effet de serre... Tous ces arguments dûment estampillés EDF et Areva à grands coups de double page dans les magazines ou de spots gentillets avant le 20 heures. Je parlerai de cet aspect des choses dans un prochain billet. Pour vous faire patienter, cette petite vidéo réalisée par Greenpeace
France sur l'EPR.


 

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samedi, 17 mars 2007

C'est parti !

Le dernier rendez-vous à la mode de la fin de semaine était le 2, rue Montpensier, dans le 1er arrondissement parisien. Un très beau quartier, Palais Royal, avec les colonnes de Buren dans une petite cour, des arcades rue de Rivoli... À cette adresse est sis le Conseil constitutionnel, où doivent être déposés les formulaires de présentation des candidats à la présidentielle. 500 au minimum sont nécessaires pour prétendre à la magistrature suprême, sans quoi...

Avec l'annonce de la liste officielle des candidats lundi 19 mars, par Jean-Louis Debré (il reste ce week-end le suspense autour de Bové), la campagne officielle va enfin démarrer. Le principal enjeu pour les "petits" candidats est l'égalité parfaite du temps de parole. Enfin les médias rendront compte de manière plus étendue des déplacements et réactions de tous les candidats, même Schivardi aura exactement le même temps télévisé que Sarkozy ou Royal. Évidemment, l'égalité du temps n'implique pas une égalité de traîtement! On n'en demande pas tant au Monde à propos de Voynet...

Pour ma part, en temps que salarié de l'équipe de campagne, les choses amusantes vont commencer. On est parti pour 5 semaines de véritable campagne, médiatique et de terrain. 5 semaines où les candidats pourront s'adresser aux Français, présenter leurs programmes. On espère qu'il y aura tout de même quelques débats entre candidats, en face à face ou en groupe. Ça changerait un peu de tous ces monologues...

La campagne militante, collage et diffusion de tracts, commence également. On laisse passer un samedi après-midi pour aller manifester contre l'EPR puis on s'y met à fond. Sans oublier que derrière, il y a une nouvelle campagne d'un mois et demi: celles des législatives.

 

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lundi, 12 mars 2007

Samedi dernier, grosse journée militante, très terrain

Voilà à quoi peut ressembler une journée de militantisme "de base", ou comment décrocher les voix une par une, du côté de Marne-la-Vallée.

Le matin, diffusion sur le marché. Autant il y a trois semaines nous étions nous, les Verts, les seuls à distribuer (en fait on dit"differ", abréviation du verbe "diffuser"), autant ce matin-là, laquasi totalité des partis était présente place de l'église, à Torcy. UMP, UDF, PCF, PS et Verts... À tel point que j'avais pitié pour le citoyen qui venait faire son marché alimentaire et qui se retrouvait à devoir mettre dans son sac, à côtédes œufs, des clémentines et du steak, 6 tracts en quadrichromievantant les mérites d'un(e) candidat(e).

Heureusement, les styles dffèrent nettement. Chez Sarkozy, c'est «je veux, je veux, je veux». Les communistes n'ont trouvé que quatre bonnes raisons de voter pour Buffet. Bayrou nous rassemble sans rien dire de neuf ni de concret. Royal expose une version allégée du pacte présidentiel. Et nous, nous rappelons que nous sommes les seuls à parlerd'écologie (on distribue celui-là, téléchargeable ici). À 11h30, petit tour devant l'école pour toucher les parents d'élève (j'ai déjà écrit ici combien c'était super sympa à faire).

L'après-midi, départ pour le village de Carnetin avec Antoine Parodi, mon futur candidat aux législatives. Nous nous armons de courage car un porte-à-porte avec que des pavillons, c'est long et fatigant. Accueil mitigé, allant du «la politique ça sert à rien» [1] à «moi aussi je suis un peu écolo». Carnetin est un village encore dans la banlieue parisienne, mais totalement excentré par rapport au RER A. Les quelques lignes de bus ont des fréquences affreusement basses. Autant dire que parler de «mauvaise desserte» relève de la litote la plus osée. Forcément, les gens se plaignent qu'ils doivent prendre leur voiture pour aller bosser ou faire leur course, mais c'est le problème de ce genre de village. Il est probable qu'aller habiter là permet d'avoir une plus grande surface pour un coût moindre qu'en centre-ville. On touche là au problème du prix du logement. Comme quoi tout est lié. Mais c'est pas évident de caser ça quand on dérange les gens chez eux un samedi après-miidi...

À 18h on arrête et on rentre chez soi. On continuera la semaine prochaine.

 [1] Antoine a trouvé la bonne réponse à ce genre de réflexions : «Ah bon, mais alors même sans Bush, y aurait eu la guerre en Irak ?»

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dimanche, 04 mars 2007

Martin Hirsch et Dominique Voynet

Comme promis, un billet d'impressions du meeting de Montpellier, jeudi
1er mars. Entre les interventions de Noël Mamère et Dominique Voynet, 3 « grands témoins » sont venus sur la scène du Corum, la Palais des congrès local. Jean-Louis Roumégas, le régional de l'étape, a évoqué des combats des Verts sur la région, tel le doublement de l'A9, projet routier aberrant comme un peu partout. Pascal Frissant, de la commission viticulture de la Confédération paysanne, a été très émouvant en évoquant le désarroi du monde viticole et les émeutes de 1907 dans le Languedoc, dont j'ignorais jusque-là l'existence. Enfin, l'intervention que j'ai trouvée la plus efficace, la plus poignante et la plus simple, c'est celle de Martin Hirsch, le président de l'association Emmaüs. La présence d'une personne de sa qualité à nos côtés, aux côtés de Dominique Voynet, est un précieux soutien. Martin Hirsch aurait dû venir à Nantes, pour le premier meeting. Le decès de l'Abbé Pierre et les hommages successifs l'en ont empêché. Il était donc à Montpellier. En quelques mots, il a expliqué les liens entre écologie et lutte contre la pauvreté, les deux étant indissociables. Il a parlé des gens pour qui «la vie,c'est quelques euros par jour, pour l'éducation et les transports». Si seulement toute la gauche pouvait parler aussi clairement, aussi simplement et aussi précisément que cet homme ! Jean-Louis Calmettes, lui aussi Vert et blogueur, a réalisé une petitevidéo de cette soirée

Voynet- Montpellier
envoyé par calmettes
 
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jeudi, 01 mars 2007

Premier billet

C'est avec beaucoup d'émotion que j'inaugure ma participation à ce blog spécial présidentielle, aux côtés d'illustres noms tels Versac, Guy Birenbaum ou Quitterie Delmas. J'ai eu le plaisir de voir que mon arrivée était annoncée avec un coup de pub sympa dans le journal de la présidentielle, sur 20minutes.fr. Ce coup de pub montrait d'ailleurs la bande-annonce de l'action Révolution écolo du 3 mars, au Salon de l'agriculture, dans laquelle je réendosse le costume de Maïs de Nice,
la casseur OGM (pour mémoire, le premier épisode). Non, je n'ai pas peur du ridicule. :-)


Révolutionécolo - Maïs de Nice 2
envoyé par revolutionecolo

En tant que militant Vert et salarié de l'équipe de campagne, je vous narrerai les collages nocturnes, les meetings enflammés (le prochain est à Montpellier ce soir) et les stress inhérents au métier que j'exerce actuellement au sein de la (trop) petite équipe de Dominique Voynet. À très bientôt pour de nouvelles aventures !

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vendredi, 26 janvier 2007

Combats ou coups bas?

On nous avait promis un débat d’idées, une campagne projet contre projet… Sauf que depuis que la campagne pour la présidentielle a vraiment commencé (c’est-à-dire depuis la désignation de Nicolas Sarkozy comme le candidat de l’UMP), on attend encore. Et les récentes affaires de ces derniers jours ne laissent augurer rien de bon.

Listons les ensemble :

  1. Ségolène Royal obligée de dévoiler son patrimoine après une campagne sur internet et des mails qui sont venus on ne sait d’où ; rumeurs sur la fragilité, voire l’inexistence, du couple Royal-Hollande ;
  2. Nicolas Sarkozy soupçonné d’utiliser les RG pour enquêter sur l’entourage de Royal ;
  3. livre noir du PS sur le bilan du ministre de l’Intérieur,
  4. création d’une cellule pour relever les bourdes de la candidate socialiste parce que dixit un membre du staff  de  Sarko « on veut trouver des angles d’attaque et pas répéter les erreurs de Fabius et Strauss-Kahn qui l’ont attaqué sur un plan personnel.»… Une cellule efficace puisque dans les rédactions, il ne passe pas une journée sans que l’on reçoive des mails argumentés sur telles ou telles déclarations de Ségolène Royal.


Ne soyons pas angéliques, on le sait, une campagne électorale, c’est quelque chose de violent, c’est un affrontement idéologique majeur dans le temps politique. Ceci étant dit, les Français n’oublieront pas qu’on a leur a promis une campagne différente basée sur les idées. Or regardons un peu ce qu’il se passe : Nicolas Sarkozy a déjà avancé une bonne partie de son programme (des proches assurent toutefois qu’il a en réserve de « nouvelles propositions majeures »), et Ségolène Royal n’a pas terminé son débat participatif. C’est comme si Michael Schumacher avait terminé ses tours de chauffe alors que Fernando Alonso en était toujours à régler le moteur de sa Formule 1. Il est difficile de savoir qui a la meilleure voiture.

Quant aux autres, on ne les entend pas non plus sur leur programme pour le moment : François Bayrou insiste dans sa posture « Moi, François, seul contre les médias » puisque ça fonctionne, Marie-George Buffet doit assumer le rôle de celle qui a tué la candidature unique antilibérale, Dominique Voynet n’incarne toujours pas l’écologie au-delà des seuls Verts, et les Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Olivier Besancenot, Arlette Laguiller et consorts se battent pour exister.

Rarement une campagne n’a commencé de manière aussi virulente. Quelle tournure prendra-t-elle ? Difficile de se faire une idée tant que tous les programmes ne sont pas finalisés. On se souvient qu’en 2002, c’est la fin de campagne qui avait été vampirisée par les questions de sécurité. En tout cas, Quitterie Delmas (UDF) qui officie aussi sur ce blog, s’est déjà posée la bonne question en se demandant si le programme de la droite n’était pas juste de battre la gauche, et inversement.

N’oublions pas non plus qu’il y en a un qui continue de mener campagne à son rythme, surfant toujours sur les déçus de la politique, et en se disant que si la campagne continue comme ça, c’est tout bénéfice pour lui.

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