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mercredi, 21 mars 2007

La réponse de Quitterie Delmas (UDF) à Laurent Wauquiez (UMP): Ah, ils ont bon dos les jeunes !

Tout d’abord, j’engage Monsieur Sarkozy à rencontrer des jeunes hors des meeting de son parti, en dehors de son bureau de la place Beauvau, et en dehors des plateaux des medias. Laurent, j’espère que vous plaisantez sur les rencontres des autres candidats avec les jeunes, et sur le discours “d’amour” de NS devant une salle acquise, quand on a pointé du doigt les “racailles”, quand on monte les Français les uns contre les autres, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre. Mais bon, on règlera cela une autre fois. Parlons des jeunes en politique.

Quand il s’agit de faire la claque, de faire les supporter, d’aller coller des affiches, alors là oui, les partis politiques savent trouver les jeunes. Ils savent même les occuper : élections internes, formation aux argumentaires contre les autres partis. Ils jouent ensemble dans la cour des petits, comme cela ils foutent la paix aux aînés qui se partagent pour des concessions de 30 ans les mandats. Trop fort ! Et pendant ce temps-là, les jeunes s’épuisent dans des guerres dont ils ne bénéficient jamais.   En revanche, quand il s’agit d’investir des candidats, les jeunes, les représentants de la diversité ont disparu. Les états majors sont trop préoccupés à maintenir les troupes des parlementaires sortants bien au chaud. Et puis la crise de représentativité, c’est bien pour les discours. Le renouvellement se fait en général dans les circonscriptions ingagnables.


Nicolas Sarkozy parle du mérite. Mais qui sont les méritants ? La génération du dessus qui a laissé la France s’enfoncer, le gouvernement qui a creusé la dette, ou celui qui n’a pas fait les réformes qui s’imposaient, notamment des retraites. Ceux qui n’ont jamais eu le courage de nous dire la vérité, ceux qui déguisent les chiffres du chômage ? Ceux qui signent des chèques en blanc ? Quelle est la part de rêve, quelle est la quête que vous nous avez proposé ?
 
La génération qui se lève est méritante. Celles et ceux qui ont encore envie d’y croire. Celles et ceux qui s’engagent quelque soit le parti, quelle que soit l’idéologie, celles et ceux qui ont été cherchés leur carte d’électeur alors que tout les pousse à se désintéresser du spectacle politique pitoyable.
 
Spectacle politique pitoyable, je fais du populisme ? Alors je vais vous rafraîchir la mémoire : affaire Clearstream, 49.3, obstructions, passages en force à l’Assemblée, la gestion du CPE, 29 mai, loi DADVSI, le cirque des éléphants du PS, avec ou contre leur candidate, ça dépend des jours. Les ralliements sans une once de conviction de Messieurs Juppé, Raffarin, et tant d’autres. Franchement, on a vu mieux. On attend mieux. Et d’ailleurs on est en train de le construire ce mieux.
 
Messieurs les éléphants, les dinosaures, je crois que cette campagne remet en cause votre prédominance.
 
Parce que vous ne portez pas cette campagne, vous la freinez. Vous la rendez négative. Vous flinguez pour mieux vous protéger. Avec un peu de chance, vous allez vous paralyser.
 
Parce que tout ce je croise de positif dans cette campagne se situe en dessous de vous. Dans TOUS les partis, sur les blogs, dans les appareils et hors appareils. On est heureux, vous n’imaginez pas, de se connaître, on est là tous là pour se battre avec nos propres convictions, nos valeurs, nos couleurs pour construire l’avenir. Autant, j’ai la chance d’être dans une famille politique où la place est faite aux jeunes, par besoin, par nécessité, car l’UDF a joué sa survie en 2002. Autant quand je nous regarde, je suis profondément triste parce que j’ai l’impression qu’il va falloir 20 ans pour que nous émergions ensemble. Alors qu’il faudrait que ce soit maintenant, que nous devenions partie prenante de la société.
Ce n’est pas du jeunisme. C’est du bon sens. Rééquilibrer. Enfin.
Voilà, quelle est ma part de rêve et manifestement, ce n’est pas vous qui me l’offrez.
Et ce rêve va devenir réalité.

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mercredi, 28 février 2007

Quand Bayrou sort TF1 de la Politic’ Academy

J’ai vu un PPDA excédé par François Bayrou qui ne s’est pas plié pas aux règles fixées par la chaîne. Bayrou est face aux Français, il prend le temps qu’il faut pour écouter, aller au bout de son raisonnement quelque soit le timing qu’on veut lui imposer. S’il tient à une chose, François Bayrou c’est de profiter de la fenêtre médiatique qui s’ouvre enfin, et donner les clés de compréhension aux Français pour choisir en toute connaissance de cause. On est bien loin de la politique à emporter, vendeuse de tapis, loin des radios crochet : 2 minutes pour vendre la soupe! 

J’ai été agréablement surprise par les questions du public très tournées vers l’avenir et pas seulement autocentrées. Ca change de l’émission Chirac et les 100 jeunes lors de la campagne référendaire, ainsi que les deux premières oraux de TF1 de qui donnaient l’impression fausse d’une société nombriliste et individualiste. Un homme à la fois à l’écoute, mais pas au même niveau. Les Français attendent en même temps de la proximité, des intermédiaires en moins, mais aussi d’être portés, tirés vers le haut, vers des perspectives qui fondent notre société ou le « comment vivre ensemble ». 

J’ai retrouvé la même qualité de débat que je vois chaque jour sur Internet Une fois dépassée la campagne poubelle ou la politique paillette, enfin on parle enfin du fond, on parle de la dette, de l’importance de l’éducation, de notre politique internationale, du dépassement du clivage gauche droite, de sa concrétisation sur le terrain des législatives après la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.
 
Et pendant ce temps-là, les tontons flingueurs sont de sortie UMPS tous unis contre François Bayrou. Je sens qu’on va rire ! Mais pendant ce temps, là, François est reparti sur les routes de France, à Metz ce soir…

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mardi, 30 janvier 2007

Lettre ouverte aux élus UDF

Chers amis, Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous remercier d’exister. Tout simplement. Mais avec beaucoup d’émotion. François Bayrou vous a proposé de l’accompagner dans une aventure, vous l’avez choisi. Avec lui, vous avez résisté. Résisté au rouleau compresseur, résisté à la pensée unique, résisté aux pressions incessantes depuis 2002. Ces pressions en fait n’ont jamais cessé. On ne le dit pas assez. A chaque remaniement ministériel, vos téléphones ont sonné. En local, les menaces sont aujourd’hui explicites.

Si vous n’aviez pas été là, je ne me serai peut-être jamais engagée. A l’heure de prendre ma carte, j’ai refusé de me couper de la moitié de mes proches, des mes collègues, de mes réseaux, des énergies avec lesquelles je voulais construire le monde de demain. Et vous étiez là. Cet espace qui ne ressemblait à rien de connu existait, enfin.

C’est parce que vous avez sauvegardé cet espace de liberté que cette aventure est possible. Oui vous avez fait des sacrifices de vie personnelle, oui vous avez subi des pressions, oui, vous avez fait un long cheminement, et parfois vécu des traversées du désert. Votre avenir personnel, mon avenir personnel ne comptent pas dans cette aventure. Parce qu’elle ne nous appartient pas. Elle appartient aux Français qui, chaque jour un peu plus nombreux, placent un espoir réel dans la démarche proposée par François Bayrou.

Cet espoir est incarné par des multiples visages, élus, acteurs de la société civile, citoyens. Parce que les Français n’en peuvent plus d’être les otages d’une guerre incessante clan contre clan qui ne leur bénéficie jamais. Parce qu’ils saluent le courage de François Bayrou, son intégrité et qu’ils lui trouvent l’honnêteté de dire qu’il ne gouvernera pas seul. Pas qu’avec les siens. Qu’il y a urgence, urgence nationale. Parce qu’avant la sortie de son projet en février, ils entendent déjà les grandes lignes de son projet.

Si ses prises de positions sur les médias, sur notre démocratie malade sont violentes mais justes, il est rassurant, par la cohérence de sa vision politique. Parce quand la vérité fait mal, il la dit. Le malaise que nous ressentons tous est enfin exprimé. C’est le point de départ d’une construction, d’une re-construction.

Si le début de cette histoire s’est écrit grâce à vous, elle va continuer avec ou sans chacun d’entre nous. C’est notre choix et notre liberté de conscience. Ne regardez pas les cartographies électorales, vos chances ou non d’être réélu. La clé c’est les Présidentielles. Elle seule permettra de rebattre les cartes, de redessiner nos institutions, de proposer aux citoyens de nouveaux espaces de décision, une nouvelle feuille de route,un programme de réformes à mener, contre vents et marées avec un gouvernement et un Parlement qui représentent vraiment les Français. Si votre résistance a permis cela, vous aurez écrit une page de l’Histoire.   Nous sommes là. Avec vous. Si vous portez cette vision malgré les embûches, si vous souhaitez, comme nous, changer les pratiques politiques, nous vous aiderons.

Moi, aujourd’hui, je n’ai pas peur. Parce que ma plus grande peur c’est que rien ne change. Mon plus grand espoir : que le paysage politique soit renouvelé, que les règles du jeu changent, que nous redevenions le pays des Lumières.   Alors aujourd’hui, du fond du cœur, merci.

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