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jeudi, 15 février 2007

Blanc, rouge, noir

Laurent Lécollier est un jeune sympathisant UMP. Il rejoint ce blog pour la durée de la campagne.  Voici son premier billet.

Désireuse d’incarner la nouveauté pendant les primaires au sein du Parti Socialiste et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les militants socialistes, Ségolène Royal joua sur la symbolique des couleurs, en revêtant en toutes circonstances du blanc.Le blanc est la couleur de la pureté, de la vertu (et accessoirement de la monarchie, mais quand on s’appelle Royal…), la couleur rassurante par essence, puisqu’elle est la lumière.Désireuse d’incarner le changement, la naissance, la nouveauté, force est de constater que l’usage du blanc a accompagné la stratégie de Ségolène y compris dans sa posture de victime (le blanc n’était-il pas dans l’antiquité la couleur des vestales, ces prêtresses qui étaient brûlées vives ou enterrées vivantes en guise de sacrifice).

Au travers de cela, Ségolène, signifiait aux français qu’ils pouvaient avoir confiance, que tout irait bien, qu’ils étaient sous sa maternelle protection et qu’elle faisait le don de sa personne à la France dans une attitude héroïque de sacrifice.

Malheureusement l’éblouissante clarté du blanc et ses discours sirupeux n’ont plus suffit à aveugler l’opinion. L’effritement des sondages, l’absence de propositions, les interrogations de plus en plus pressantes de la gauche quant à sa réelle capacité à porter une candidature à l’investiture suprême, l’ont obligée à changer de cap et à donner un coup de barre à bâbord.

Le coup de barre à gauche
Ségolène Royal, alors qu’elle dispose d’une permanence de campagne, Boulevard Saint Germain à Paris, a finalement décidé de faire du siège du Parti Socialiste une vitrine de sa campagne à défaut d’en être le cœur décisionnel. Ensuite, Ségolène modifia l’organigramme de son équipe de campagne en faisant une ouverture aux éléphants du parti. Enfin pour faire face à son absence d’idées originales, de programme et à ses carences coupables sur les sujets portés par un chef de l’Etat (politique internationale, défense,…), elle a repris quasiment mot pour mot la plate-forme programmatique socialiste, dont elle avait toujours dit qu’elle s’en émanciperait.

Le 11 février, à Villepinte, Ségolène Royal devait énoncer ces idées pour la France, faire la synthèse de ses forums participatifs, elle n’a fait que reprendre ce qui avait été écrit par le Parti Socialiste en l’enrobant d’un titre « 100 propositions pour la France » référence de triste mémoire aux « 110 propositions du programme commun de Mitterrand en 1981 ». A la place du blanc, omniprésent des dernières semaines, Ségolène Royal choisit cette fois le rouge, comme couleur symbolique du virage à gauche. C’est donc tout de rouge vêtu, qu’elle s’exprima devant les socialistes dimanche. Quel bel hommage à la gauche que de porter ses couleurs, celles de la rose chère au Parti Socialiste, celles du drapeau frappé de la faucille et du marteau attaché aux racines marxistes de la gauche.

Ce rouge, dont elle s’est revêtue dimanche, se voulait symbole de courage, d’assurance, de passion, de chaleur et il pourrait bien devenir la couleur de ce qu’est au fond  Ségolène, une ambitieuse, impulsive, colérique. Ce rouge qu’arborait Ségolène serait dès lors le 1er signe du danger, de l’agressivité de la candidate socialiste. Ce changement de couleur est un avertissement avant que Ségolène ne revête l’ultime couleur en fin de campagne, le noir. Le noir du dessein qui est le sien, le noir de l’horizon économique qui serait le notre.

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