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mercredi, 21 mars 2007

La réponse de Quitterie Delmas (UDF) à Laurent Wauquiez (UMP): Ah, ils ont bon dos les jeunes !

Tout d’abord, j’engage Monsieur Sarkozy à rencontrer des jeunes hors des meeting de son parti, en dehors de son bureau de la place Beauvau, et en dehors des plateaux des medias. Laurent, j’espère que vous plaisantez sur les rencontres des autres candidats avec les jeunes, et sur le discours “d’amour” de NS devant une salle acquise, quand on a pointé du doigt les “racailles”, quand on monte les Français les uns contre les autres, qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre. Mais bon, on règlera cela une autre fois. Parlons des jeunes en politique.

Quand il s’agit de faire la claque, de faire les supporter, d’aller coller des affiches, alors là oui, les partis politiques savent trouver les jeunes. Ils savent même les occuper : élections internes, formation aux argumentaires contre les autres partis. Ils jouent ensemble dans la cour des petits, comme cela ils foutent la paix aux aînés qui se partagent pour des concessions de 30 ans les mandats. Trop fort ! Et pendant ce temps-là, les jeunes s’épuisent dans des guerres dont ils ne bénéficient jamais.   En revanche, quand il s’agit d’investir des candidats, les jeunes, les représentants de la diversité ont disparu. Les états majors sont trop préoccupés à maintenir les troupes des parlementaires sortants bien au chaud. Et puis la crise de représentativité, c’est bien pour les discours. Le renouvellement se fait en général dans les circonscriptions ingagnables.


Nicolas Sarkozy parle du mérite. Mais qui sont les méritants ? La génération du dessus qui a laissé la France s’enfoncer, le gouvernement qui a creusé la dette, ou celui qui n’a pas fait les réformes qui s’imposaient, notamment des retraites. Ceux qui n’ont jamais eu le courage de nous dire la vérité, ceux qui déguisent les chiffres du chômage ? Ceux qui signent des chèques en blanc ? Quelle est la part de rêve, quelle est la quête que vous nous avez proposé ?
 
La génération qui se lève est méritante. Celles et ceux qui ont encore envie d’y croire. Celles et ceux qui s’engagent quelque soit le parti, quelle que soit l’idéologie, celles et ceux qui ont été cherchés leur carte d’électeur alors que tout les pousse à se désintéresser du spectacle politique pitoyable.
 
Spectacle politique pitoyable, je fais du populisme ? Alors je vais vous rafraîchir la mémoire : affaire Clearstream, 49.3, obstructions, passages en force à l’Assemblée, la gestion du CPE, 29 mai, loi DADVSI, le cirque des éléphants du PS, avec ou contre leur candidate, ça dépend des jours. Les ralliements sans une once de conviction de Messieurs Juppé, Raffarin, et tant d’autres. Franchement, on a vu mieux. On attend mieux. Et d’ailleurs on est en train de le construire ce mieux.
 
Messieurs les éléphants, les dinosaures, je crois que cette campagne remet en cause votre prédominance.
 
Parce que vous ne portez pas cette campagne, vous la freinez. Vous la rendez négative. Vous flinguez pour mieux vous protéger. Avec un peu de chance, vous allez vous paralyser.
 
Parce que tout ce je croise de positif dans cette campagne se situe en dessous de vous. Dans TOUS les partis, sur les blogs, dans les appareils et hors appareils. On est heureux, vous n’imaginez pas, de se connaître, on est là tous là pour se battre avec nos propres convictions, nos valeurs, nos couleurs pour construire l’avenir. Autant, j’ai la chance d’être dans une famille politique où la place est faite aux jeunes, par besoin, par nécessité, car l’UDF a joué sa survie en 2002. Autant quand je nous regarde, je suis profondément triste parce que j’ai l’impression qu’il va falloir 20 ans pour que nous émergions ensemble. Alors qu’il faudrait que ce soit maintenant, que nous devenions partie prenante de la société.
Ce n’est pas du jeunisme. C’est du bon sens. Rééquilibrer. Enfin.
Voilà, quelle est ma part de rêve et manifestement, ce n’est pas vous qui me l’offrez.
Et ce rêve va devenir réalité.

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vendredi, 02 mars 2007

Où est la face sexy des centristes?

Une semaine à crapahuter sur le site sexycentriste.com et pourtant, sur la page d’accueil, je figure toujours parmi les derniers internautes enregistrés, aux côtés de Tachatte et Bipbip.
Malgré leurs pseudos, les internautes débattent assez sérieusement de propositions politiques. Certes, les discussions sont plus nourries sur le port du string à l’école et la réouverture des maisons closes que sur la taxe Tobin, mais quand même, on est loin de «vous habitez chez vos parents?» ou de «et au fait, tu baises?».

Bref, sur sexycentriste.com, c’est beaucoup de centrisme et pas beaucoup de sexy. Comment faire pour passer à l’attaque subtilement mais sûrement? Je décide d’envoyer un message privé à un internaute avec qui j’ai, d’après les calculs de ce site, «100 % d’affinités politiques» et un autre avec qui j’ai «0% d’affinité».

Voici à quoi ressemble mon appât: «Bonjour, j'ai 100% (ou 0%) d'affinités politiques avec vous... Alors voilà, je vous écris parce que c'est fait pour ça aussi, ce site, non?». Mon collègue Pierre trouve la formulation de mon message trop littéraire, qu'ils ne mordront jamais à l'hameçon…

A suivre…

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lundi, 26 février 2007

J’ai testé le premier site de rencontre politique (enfin, pas encore), épisode 2…

Une semaine après m’être inscrite à sexycentriste.com, le site de rencontres des jeunes UDF, je m’étonne qu’ils ne m’aient toujours pas envoyé la confirmation de mon inscription par mail. Hé, les UDF, vous ne voulez pas que je vous rencontre ou quoi?

A force de pester en attendant mes codes d’accès qui ne viennent pas, mon collègue Nicolas finit par trouver la solution au problème: le mail envoyé par sexycentriste.com est bloqué depuis huit jours dans mon dossier de «messages indésirables». Le filtre anti-spams de 20 minutes est un poil trop aiguisé.

Toutes mes excuses, les sexycentristes, je retire ce que j’ai dit: vous n’êtes pas moins réactifs que le site qui vous a inspiré - meetic.fr pour ne pas le nommer. Et maintenant que j'ai mon mot de passe, on va pouvoir passer aux choses sérieuses...

 

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jeudi, 15 février 2007

Blanc, rouge, noir

Laurent Lécollier est un jeune sympathisant UMP. Il rejoint ce blog pour la durée de la campagne.  Voici son premier billet.

Désireuse d’incarner la nouveauté pendant les primaires au sein du Parti Socialiste et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les militants socialistes, Ségolène Royal joua sur la symbolique des couleurs, en revêtant en toutes circonstances du blanc.Le blanc est la couleur de la pureté, de la vertu (et accessoirement de la monarchie, mais quand on s’appelle Royal…), la couleur rassurante par essence, puisqu’elle est la lumière.Désireuse d’incarner le changement, la naissance, la nouveauté, force est de constater que l’usage du blanc a accompagné la stratégie de Ségolène y compris dans sa posture de victime (le blanc n’était-il pas dans l’antiquité la couleur des vestales, ces prêtresses qui étaient brûlées vives ou enterrées vivantes en guise de sacrifice).

Au travers de cela, Ségolène, signifiait aux français qu’ils pouvaient avoir confiance, que tout irait bien, qu’ils étaient sous sa maternelle protection et qu’elle faisait le don de sa personne à la France dans une attitude héroïque de sacrifice.

Malheureusement l’éblouissante clarté du blanc et ses discours sirupeux n’ont plus suffit à aveugler l’opinion. L’effritement des sondages, l’absence de propositions, les interrogations de plus en plus pressantes de la gauche quant à sa réelle capacité à porter une candidature à l’investiture suprême, l’ont obligée à changer de cap et à donner un coup de barre à bâbord.

Le coup de barre à gauche
Ségolène Royal, alors qu’elle dispose d’une permanence de campagne, Boulevard Saint Germain à Paris, a finalement décidé de faire du siège du Parti Socialiste une vitrine de sa campagne à défaut d’en être le cœur décisionnel. Ensuite, Ségolène modifia l’organigramme de son équipe de campagne en faisant une ouverture aux éléphants du parti. Enfin pour faire face à son absence d’idées originales, de programme et à ses carences coupables sur les sujets portés par un chef de l’Etat (politique internationale, défense,…), elle a repris quasiment mot pour mot la plate-forme programmatique socialiste, dont elle avait toujours dit qu’elle s’en émanciperait.

Le 11 février, à Villepinte, Ségolène Royal devait énoncer ces idées pour la France, faire la synthèse de ses forums participatifs, elle n’a fait que reprendre ce qui avait été écrit par le Parti Socialiste en l’enrobant d’un titre « 100 propositions pour la France » référence de triste mémoire aux « 110 propositions du programme commun de Mitterrand en 1981 ». A la place du blanc, omniprésent des dernières semaines, Ségolène Royal choisit cette fois le rouge, comme couleur symbolique du virage à gauche. C’est donc tout de rouge vêtu, qu’elle s’exprima devant les socialistes dimanche. Quel bel hommage à la gauche que de porter ses couleurs, celles de la rose chère au Parti Socialiste, celles du drapeau frappé de la faucille et du marteau attaché aux racines marxistes de la gauche.

Ce rouge, dont elle s’est revêtue dimanche, se voulait symbole de courage, d’assurance, de passion, de chaleur et il pourrait bien devenir la couleur de ce qu’est au fond  Ségolène, une ambitieuse, impulsive, colérique. Ce rouge qu’arborait Ségolène serait dès lors le 1er signe du danger, de l’agressivité de la candidate socialiste. Ce changement de couleur est un avertissement avant que Ségolène ne revête l’ultime couleur en fin de campagne, le noir. Le noir du dessein qui est le sien, le noir de l’horizon économique qui serait le notre.

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Duhamel, première victime des blogs

C’est l’épitaphe qu’on pourra graver sur la tombe médiatique du chroniqueur multi-cartes. Après avoir annoncé fin novembre, lors d’une rencontre avec des étudiants parisiens de Sciences Po et des jeunes UDF de Paris qu’il avait l’intention de voter François Bayrou, Alain Duhamel a donc été suspendu « jusqu'à la fin de la campagne électorale » par France Televisions aujourd’hui, alors qu’il devait ce soir même, interviewer le candidat UDF à la présidentielle dans l’émission « A vous de juger » sur France 2.

L’affaire en elle-même est aussi étonnante que la manière dont elle a explosé médiatiquement. C’est Guy Birenbaum qui en est en partie à l’origine après une note publiée sur son blog jeudi matin. « La vidéo que vous allez voir m'a été signalée hier soir, explique le journaliste-éditeur. Elle aurait été déposée il y a une semaine sur Dailymotion par les jeunes UDF de Paris. » (NDLR : elle se trouvait sur le blog des jeunes UDF depuis le 5 février). Guy Birenbaum signale qu’au moment où il publie la vidéo en question, elle n’a été vue que 265 fois sur Dailymotion alors qu'elle se trouvait. Une dizaine d’heures plus tard, elle a été regardée à plus de 11000 reprises.

Mais surtout, elle est arrivée jusqu’aux pontes de France Televisions qui ont préféré prendre des sanctions dans la journée. Du jamais vu. On attendait aussi jeudi soir des réactions du côté de RTL, où Alain Duhamel officie. Et Guy Birenbaum aussi. Ambiance.

Le célèbre chroniqueur aura à peu près tout raté dans cette campagne électorale. Après avoir sorti un livre en janvier 2006 sur les prétendants à l’Elysée dans lequel il avait oublié volontairement de citer Ségolène Royal - il l'a ajoutée dans la version poche sortie le mois dernier - le voilà éjecté de la scène médiatique pour avoir soutenu un candidat. On appelle cela l’élection de trop.

Dernière minute : RTL et Duhamel ont décidé d'un commun accord d'interrompre, pendant le temps de la campagne présidentielle, l'éditorial quotidien du journaliste.

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Voici la vidéo en question

 

 

lundi, 29 janvier 2007

2007=2002+5 ?

Y aura-t-il un 21 avril caché en avril 2007 ? Ce soir de tonnerre-là, les électeurs ont adressé trois messages aux responsables politiques. D’abord, ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir fait voté. Rien n’est joué en avance, surtout quand 14% des électeurs font un «vote d’isoloir», marquant leur hésitation jusqu’au moment de glisser leur bulletin. Ensuite, ils ont sanctionné l’ensemble des partis de pouvoir, et non pas seulement le futur résident permanent de l’île de Ré, Lionel Jospin. Le cocktail de 2002, c’était un tiers d’abstentions, un petit tiers de votes aux extrêmes et un gros tiers de votes pour le quintette des partis de gouvernement (PCF, verts, PS, UDF, UMP). Enfin, l’esprit de mai a eu beau marqué son rejet de Jean-Marie Le Pen, l’extrême droite était et reste une force sur laquelle il faut compter.

Aujourd’hui, le spectre d’avril hante toujours les débats et les stratégies de campagne. Nicolas Sarkozy veut aller chercher un à un les électeurs Le Pen. Ségolène Royal veut rompre avec l’autisme de Lionel Jospin en écoutant d’abord le peuple de gauche avant de proposer. Cela semble leur profiter puisqu’ils cumulent 66% des intentions de vote au 1er tour en janvier. On pourrait même parler d’un retour de désir pour la politique puisqu’en janvier  74% des sondés se disent intéressés par la campagne contre 67% en avril 2002. L’extrême gauche est cantonnée à son carré de fidèles et à son poids désormais assez stable de 5%. Difficile de la voir s’ériger en deuxième gauche, capable de renverser la reine Royal. Mais doit-on vraiment prendre ces sondages au pied du chiffre ?

Premièrement, l’électorat a bien envie de politique mais pas tant que ça de sa classe politique. Elle continue à être décriée : 60% la considèrent plutôt corrompue et plus de 80% des Français pensent qu’elle ne s’occupe pas des problèmes qui les concernent. 65% des électeurs sondés dans le BPF n’ont confiance ni en la gauche, ni en la droite pour gouverner le pays. Ce n’est pas pour rien qu’ils veulent la voir changer avec plus de femmes, plus de jeunes, ou de personnes issues de l’immigration. L’énarchie ne fait plus recette. 

Deuxièmement, même si la gauche se rassemble derrière la candidate socialiste, est-ce parce qu’elle convainc ou bien parce que le 21 avril incite au vote utile ? Le « camp des travailleurs » s’est-il vraiment réconcilié avec les socialistes ?

Troisièmement, Le Pen n’a pas disparu derrière les politiques de sécurité de Nicolas Sarkozy, bien au contraire. Les intentions de vote sont plutôt défavorables au leader du FN (quoique, avec 13% des votes possibles en janvier 2007, il est en avance de 4 points par rapport à janvier 2002). Mais il  se banalise, notamment avec la persistance chez certains électeurs de l’effet crise des banlieues. Il n’a plus a tordre les faits pour qu’ils lui conviennent, d’autres s’en sont chargés pour lui.

Conséquence, sa marge de progression est grande puisque deux fois plus d’électeurs se disent d’accord avec ces idées qu’ils ne disent voter pour lui. Décidément ce spectre d’avril est bien difficile à exorciser…

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mardi, 23 janvier 2007

Lutte des clans moyenâgeuse

Et si les citoyens s’invitaient dans cette campagne ?

Pour se remettre en cause, que leur faudra-t-il de plus qu’un 21 avril, un 29 mai, une crise des banlieues, une crise de CPE ? Les deux gros partis mammouths s’entêtent et emploient les mêmes recettes qu’auparavant. Sourds aux avertissements de notre peuple. L’impression de revenir au Moyen Age, ou dans une guerre. Porte de Versailles, c’était l’état de Siège. Des cars de CRS, des cars de militants, les drapeaux, comme les blasons d’antan.
 
Chacun aligne ses troupes. L’heure des ralliements a sonné. S’égrainent les communiqués de presse annonçant ces bonnes nouvelles qui ne concernent que la vie interne des partis. Derrière le rideau, les tractations de l’ombre. Des postes sont promis, des circonscriptions sont réservées, échangées. Les dossards des investis aux législatives changent au gré des deals et des parachutages.
 
Ah ! les équipes des Etats majors sont belles ! Ces alliances sont fondées, non sur une vision de la France, mais sur des rapports de force interne. Ces alliés de la dernière heure tous au premier rang, tous soumis le temps d’un meeting devant leurs leaders consacrés, couronnés. Ces ennemis si critiques hier tous ralliés. Et les médias qui marchent encore ! Personne n’y croit, ni les acteurs, ni même les médias, mais tout le monde joue le jeu. Nos deux têtes couronnées paraissaient si isolées dans cette mise en scène du pouvoir qu’ils ont tant souhaité, tant rêvé.
 
Le projet politique de ces ceux leaders : vaincre la droite, vaincre la gauche. Ne croient-ils pas que les Français sont lassés par leur guerre partisane qui se résume à faire campagne un clan contre l’autre ?
 
On aurait pu croire qu’ils auraient appris l’humilité, la sincérité et l’exemplarité.


L’humilité de dire qu’ils n’ont pas à eux seuls la solution. (Cela ferait belle lurette qu’ils auraient mis en place les politiques adéquates s’ils l’avaient, n’est-ce pas monsieur le ministre d’Etat, numéro 2 du gouvernement).
 
La vérité. Reconnaître leurs erreurs du passé et la situation dans laquelle nous sommes : la dette publique, les retraites, la détérioration de l’environnement autant de fardeaux sur les épaules de la jeunesse d’aujourd’hui et des générations futures. Contrairement à ce qu’ils pensent notre peuple est mature et prêt à entendre la vérité. Ce sont les mensonges proférés, les belles promesses jamais tenues qui créent un climat de peur et d’insécurité.
 
L’exemplarité. A l’heure de dire aux Français que la situation est grave, et qu’il va falloir se serrer la ceinture, les millions engloutis dans les campagnes présidentielles laissent un goût amer.
 
Deux bonnes nouvelles montrent pourtant que tout est possible cette année : les inscriptions massives sur les listes électorale et l’apparition des nouveaux médias.

Une fois encore, l’espoir est de mise chez les Français, ils sont des centaines de milliers à s’être inscrits sur les listes, 192 000 à Paris. Ils veulent y croire. Ils sont 6 sur dix à se déclarer intéressés par cette campagne. Ils étaient 38% à la même époque en 2002. Voilà l’espoir de cette campagne. Et en voilà l’enjeu. Les politiques seront-ils à la hauteur ?
 
Pour accompagner cette démarche citoyenne, l’entrée en scène des nouveaux médias est providentielle ! Le bipartisme a du souci à se faire. Les modes de pensées uniques aussi. Les outils collaboratifs sont nés, les moyens d’expression plus équitables.
 
Les électeurs sont les décideurs. Ils ont la main. Leur vote personnel aura des conséquences sur notre destin collectif.
 
Cette campagne promet des surprises, de belles surprises, nous avons rendez-vous avec l’Histoire.
Cette Histoire, c’est notre histoire. D’où que nous venions.

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Lundi, à la rédac’...

Lundi, à la rédac’, on a reçu un mail d’un certain Francis Meynier.
D’abord on a cru qu’il postulait pour intégrer le quotidien. Francis Meynier, ça ne me disait rien. Vous non plus, ça ne vous dit dit sans doute rien — à moins de faire partie des 131 personnes qui ont voté pour lui en lors d’une élection partielle en 1998  — mais Francis Meynier est candidat à l’élection présidentielle.

Ni plus ni moins que l’un des quarante et quelques candidats déjà plus ou moins déclarés.
Dans son mail, le citoyen Meynier nous informe de son programme grâce un fichier joint au format rtf :«la reconnaissance du vote blanc, la stricte limitation de tous les mandats politiques (hormis ceux des communes de moins de 10 000 habitants), condition nécessaire pour obtenir auprès des maires des petites communes les 500 parrainages requis». Il avait déjà posté à l’identique sur certains blogs.

Mais peu importe la profession de foi, ce n’est pas ce débat qui m’intéresse. Mais plutôt ce qui fait qu’un Francis Meynier se lance dans une telle «aventure» ? Qu’est-ce qui fait qu’on qu’on peut penser pouvoir incarner un combat politique ou qu’on a un destin national? Qu’est ce qui fait qu’on peut oser se lancer, qu’on s’appelle Francis, Nicolas, François, Arlette, Ségolène, Stéphane, José, Marie-George, etc… Un soupçon d’inconscience ? Un poil d’ego surdimensionné ?


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lundi, 22 janvier 2007

Et c’est parti ...

Ouf ! Honnêtement, je suis content qu’on sorte enfin de cette période d’étripage dans notre camp. Je n’en pouvais plus de ce jeu de petites phrases entre tous les ego surdimensionnés de la politique.
Le congrès pour Nicolas Sarkozy était incroyable ! Je me suis levé à 4 heures du matin et on est parti avec près de 300 personnes pourêtre vers 10 h 00 au meeting. L'impression était incroyable avec près de100.000 personnes — allez disons 70.000 personnes —  qui étaient venues departout. C’est une des choses que j aime dans l’engagement politique : des gens venus de partout en France des jeunes, des aînés, des cadres, desclasses moyennes, des retraités ... Un peu de tout. J’avoue que j’ai eu quelques moments de vraie émotion. C’est tout bête mais en regardant défiler un petit film où on voyait s’exprimer des Français de tous les métiers et de toutes les régions, je me suis juste dit que ce pays décidemment avait quelque chose de magique. Visiblement, Sarkozy était ému. On ne pouvait pas le voir à l’écran mais il a monté les marches avec une certaine lenteur comme conscient qu’une nouvelle page s’ouvrait.

Et maintenant. Maintenant, je voudrais juste que cette campagne ne soit pas un jeu de massacre consistant à démolir ceux d’en face. Si seulement on pouvait se contenter de mettre nos propositions sur la table ce ne serait pas si mal ! J’ai été choque par un brûlot contre Sarkozy qui était à la limite du dénigrement personnel. En tout cas je pense que dans ma génération, on en a ras le bol de ce genre de dénigrement. A suivre ...

Prochain épisode, je vous raconterai la mise en place de l’équipe de campagne.

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Les candidats, le stress et l’Internet

Plus que 89 jours.

L’investiture de Nicolas Sarkozy, le 14 janvier, a marqué la fin d’une période, celle de la pré campagne, celle où les candidats s’offrent encore l’illusion que leurs éventuelles erreurs pourraient ne pas avoir trop de conséquences. Depuis une bonne semaine, nous sommes en campagne : tout le monde est là (même Nicolas Hulot se sent obligé de clarifier sa position) ou presque, et nous sommes entrés dans un combat à durée déterminée. Quand il reste moins de cent jours, on n’économise plus ses forces, on se jette dans la bataille.Et ces cent jours commencent par des bévues du coté gauche. Renvoi d’Arnaud Royal, hésitations et complexes fiscaux, prestation plus que moyenne sur TF1 de la candidate : la tension est palpable. Ségolène Royal a trouvé un coupable à la tension : le début de campagne de « racaille », se posant en victime de rumeurs, alors qu’elle chercherait à élever le débat. Le stress s’explique simplement, en fait : nous sommes dans la première élection où Internet peut venir bouleverser les choses en permanence. Les internautes sont, dans le programme des cent jours à venir, un fantastique moteur d’incertitude. Ils sont déjà à l’origine de deux emmerdements de taille pour la candidate, qu’elle a réussi jusqu’ici à reprendre, mais qui ont fortement modifié son agenda politico médiatique : la vidéo sur les 35h des professeurs, et la rumeur sur la SCI qu’elle avait constituée avec son compagnon.

Pourquoi ce niveau de stress ? Parce que chaque équipe de campagne se demande ce qui va sortir, encore, des échanges des internautes. Elles tentent soit de le prévenir (bon courage), soit de le modérer, soit, parfois, mais sans jamais l’avouer, de susciter les bruits qui pourront embarrasser l’autre camp. Les media, qui ont flairé le filon, surveillent en permanence ce petit monde des internautes, transformant volontiers la moindre vidéo postée en un phénomène de société. Les blogueurs et internautes, eux, continuent bon an mal an leurs échanges d’un air à moitié amusé, à moitié nerveux : ils n’ont jamais demandé ce statut de trublions du jeu politique, et sentent bien toutes les tentatives de manipulation ou d’instrumentalisation dont ils sont l’objet.

Dans ce jeu, c’est finalement surtout aux intermédiaires classiques du débat qu’il faut faire appel : sachez vous modérer, ne pas légitimer ce qui n’est que de la rumeur en la brandissant à la une, ne pas en rajouter sur la moindre calomnie qui circule en ligne. Les internautes savent bien, eux, que l’essentiel de leurs échanges n’est pas fait de ça.

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PS : merci à 20minutes.fr de m’accueillir dans ce blog, où je tenterai de suivre avec vous cette passionnante campagne en ligne.

je suis sympathisant de gauche...

Etudiant en droit de 21 ans, je suis sympathisant de gauche depuis presque dix ans. C’est la cohabitation de 1997 entre Jacques Chirac et Lionel Jospin qui commence à forger mes convictions politiques tant la période 1997-2002 permet la mise en place de réformes nécessaires (abaissement de la TVA à 19,6%, adoption du pacte civil de solidarité). Je me définis comme social-libéral, proche des conceptions de Dominique Strauss-Kahn sur la « social-démocratie » tout en m’intéressant aux idées du député-maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel. Je suis ainsi plutôt contre les 35 heures car j’estime que celui qui veut travailler davantage doit pouvoir gagner davantage.
 
N’ayant pas l’âge de voter en 2002 et attristé du résultat du 1er tour de l’élection présidentielle, j’ai attendu quelques années pour m’encarter dans un parti politique. Ce n’est que depuis mars 2006 que je suis militant au Parti socialiste, depuis le jour du lancement de la grande campagne d’adhésion initiée par François Hollande et Jack Lang. Ce fut une opportunité de comprendre le fonctionnement interne d’une formation politique tout en conjuguant mon intérêt pour les débats sur les questions locales et nationales. Ce fut également la concrétisation d’un engagement personnel de longue date, la volonté de participer aux débats sur le projet socialiste et à la désignation d’un candidat.
 
Originaire de Fontainebleau, j’ai toujours vécu en Seine-et-Marne et j’attends de cette campagne qu’elle sache porter l’intérêt général et non les intérêts particuliers, que la «démocratie participative», l’ «ordre juste» et la « sécurité durable » ne soient pas que de simples formules et prennent vie pour la XIIIème législature. Attachant une attention particulière aux réformes de nos voisins européens, notamment celles du président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, j’ai ardemment défendu le traité établissant une Constitution pour l’Europe et espère un consensus sur le volet institutionnel avant tout débat de fond sur les politiques de l’Union. J’attends désormais que l’élection ne se fasse pas sur un débat contextuel mais sur une vraie perspective d’avenir.

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