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vendredi, 06 avril 2007

Quelle que soit la fatigue ou l’échéance qui approche, continuons à porter haut notre projet pour la France quelles que soient nos couleurs politiques !

Alors que les citoyens s’invitaient dans la campagne il y a quelques mois, c’est bien eux qui la portent aujourd’hui !

J’en veux pour preuve l’extraordinaire volonté d’organiser un débat entre les candidats avant le 1er tour. Je salue tous les candidats qui répondent d’ores et déjà présents. Je regrette profondément l’attitude de celui qui le refuse.

Je salue la mutualisation des énergies citoyennes et des nouveaux médias qui oeuvrent ensemble, main dans la main, pour réaliser cette prouesse politique, médiatique et technique. Je suis aussi particulièrement heureuse car les principaux acteurs si nombreux, ont tous entre 18 et une quarantaine d’années. Quand la démocratie a besoin de nous, notre génération est présente avec ses compétences et son énergie. 

Alors que cette campagne est extraordinaire de rencontres, de discussions de fond, la dérive droitière de la campagne a tendu l’atmosphère. Ce qui se retourne évidemment comme un effet boomerang contre leurs instigateurs.

Ca y est, le compte a rebours a commencé. Et les rumeurs nauséabondes fusent et se propagent. Les coups pleuvent, les règlements de compte aussi, notamment sur la Toile. Je n’aime pas la tournure que prend la dernière ligne droite.

J’appelle donc au calme, à la sérénité, à la dignité.

Continuons à répondre inlassablement au fond, aux questions, aux attentes et aux espoirs des Français.

Nos concitoyens ont besoin d’avoir en face d’eux des politiques responsables, exemplaires et respectueux. Nous serons tous amenés d’une manière ou d’une autre à œuvrer pour la France. Que ce soit aux responsabilités, dans l’opposition, la France a besoin de toutes nos forces. 

Cette campagne est, pour moi, une occasion inespérée de réconcilier les Français et leurs élus. Ce lien de confiance brisé. À maintes reprises exprimé. Que s’arrête enfin la spirale de la crise politique !

Alors courage, tolérance, convictions chevillées au corps, défendons haut nos idées.

Que la campagne reste belle !

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mercredi, 14 mars 2007

La e-politique, c’est pas non plus la e-panacée

Mercredi après-midi, le Sénat a organisé deux tables rondes sur la e-campagne et les e-propositions, évoquant pour la première* les nouvelles formes de militantisme, et pour la seconde le programme des candidats en matière de nouvelles technologies. Avec des invités bien connus du web 2.0 : Quitterie Delmas pour l’UDF, Loïc le Meur et Thierry Solère pour l’UMP, Vincent Feltesse et Benoit Thieulin pour le PS…

Sur le fond, rien de vraiment nouveau sous le soleil du web, mais pas mal de réflexions intéressantes notamment de Yann Wehrling des Verts qui analyse la ruée des partis politiques sur le net avec beaucoup de recul : « Tout est parti du Traité européen de 2005, mais la différence avec aujourd’hui, c’est que ce n’était pas maîtrisé par les partis, il y avait une liberté totale, tout cela s’est organisé de manière spontanée autour des partisans du non. »

Le porte-parole des Verts touche une partie de la réalité de la e-campagne. Les candidats se sont emparés de ce nouveau média pour diffuser leurs messages, leurs propositions, pour parler à leurs sympathisants… Mais il y a une chose qui s’est passée en 2005 et qu’ils n’arrivent pas à reproduire sur leur site respectif : des débats transversaux hors clivages politiques. Pour cette campagne 2007, on a tendance à rester entre soi. Et quand débat il y a, il ne se passe pas sur les sites des partis en tout cas.

Et ce n’est pas parce que le média est neuf que les mauvaises habitudes des politiques ne vont pas vouloir l’investir. Bien au contraire. La course à l’échalotte, les petites guerres intestines et les tacles ne sont pas virtuels. Par exemple, ils sont mignons tous ces partis à se vanter d’avoir été des pionniers du web : l’UDF et le FN disent avoir été les premiers partis à avoir créé leur site sur internet en 1995, le PS a inventé les débats participatifs, Sarkozy a compris l’intérêt du net avant tous les autres… Comme si être le premier, ça voulait dire être le meilleur.

* celle-ci a été enregistrée et sera diffusée sur Public-Sénat jeudi après-midi

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mardi, 06 mars 2007

Si Bayrou est élu président, que se passera-t-il pour les législatives?

 François Bayrou élu président de la République, il appellera chacune et chacun à prendre ses responsabilités et à s’engager selon un programme de réformes à mener. Femmes et hommes de différentes sensibilités pourront ainsi le rejoindre. La sélection ne se fera donc pas sur les étiquettes politiques mais en fonction les compétences. C’est cela un gouvernement d’union nationale, ce que souhaite 68 % des Français.  Ce n’est évidemment pas une cohabitation — comme le disent ses détracteurs qui en ont d’ailleurs été les acteurs par le passé — qui a démontré la preuve de son échec. C’est l’union des forces, pendant un temps donné, sous l’autorité d’un Président de la République s’engageant lui-même pour conduire le pays, sans se cacher derrière un Premier ministre, avec un «gouvernement de rassemblement».
 
En ce qui concerne les législatives, rien de plus simple et de plus pragmatique ! Le nouveau gouvernement soutiendra les députés s’engageant à soutenir ce programme de réformes dont la France a cruellement besoin. Le gouvernement accordera un label dans chaque circonscription aux candidats qui le soutiennent. Ces démocrates de gauche, du centre comme de droite, formeront ainsi la majorité présidentielle. Et afin de mettre fin à la crise politique que nous traversons, notamment par la crise de confiance entre les Français et leurs élus, les règles du jeu vont devoir changer et se moderniser.

Pour combattre la crise de représentativité, François Bayrou introduira la proportionnelle avec 50 % des sièges au scrutin majoritaire de circonscription et 50 % à la proportionnelle, avec une barre à 5%. Ainsi toutes les sensibilités ayant reçu la confiance des Français seront représentées. Ce qui semble la base pour refonder notre démocratie et mener un débat parlementaire digne de ce nom.
 
Cette nouvelle majorité parlementaire sera composée des réformateurs de toutes tendances. Ceux qui veulent s’attaquer aux problèmes de fond. C’est une occasion inespérée pour renouveler nos élus, pour rééquilibrer la moyenne d’âge de nos parlementaires, de leur culture et de leurs origines sociales ou professionnelles.

Avec un président de la République quinqua, la France doit se doter d’une Assemblée nationale à l’image de ses forces vives dont elle pourra être fière, par-delà ses frontières.
 
En accordant un soutien à François Bayrou, les Français de plus en plus nombreux signifient aux appareils politiques qu’ils doivent se remettre en question. Ils ont envoyé beaucoup de signes dont ils n’ont pas tenu compte : 21 avril, 29 mai, crise du CPE.

Cette élection présidentielle représente pour moi une chance unique pour redonner du sens à notre engagement politique, reconstruire nos mouvements et nos pratiques.

Nous vivons un instant fondateur.

Et ça fait du bien !

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mercredi, 21 février 2007

En pleine campagne présidentielle, des textes pourraient mettre en danger notre espace de liberté qu’est Internet

En pleine campagne présidentielle, des textes pourraient mettre en danger notre espace de liberté qu’est Internet.

Vous aviez l’impression de vous réapproprier le débat public ? Dépêchez-vous d’en profiter... À moins que nous les fassions reculer.

En tant que citoyenne, mais aussi en tant qu’acteur politique, je m’inquiète des conclusions du rapport Tessier, proposant, entre autre, la mise en place d’un label décerné par un organe public. Quelles règles du jeu seront fixées, par qui, dans quelles conditions sera-t-il attribué, dans quelles conditions sera-t-il retiré ? Quand on voit les conditions d’attribution des numéros de commissions paritaires, on peut craindre des effets pervers.
C’était tellement prévisible. Trop de dégâts collatéraux. Trop incontrôlable. Trop de transparence. Trop de danger.

Certains pontes des grands médias, certains politiques s’inquiètent. Ils ne sont pas nés avec. Ils en ont donc peur. Cette réaction les ringardise d’ailleurs.

Et pourtant, ils ne devraient pas craindre cette évolution-révolution de la diffusion de l’information et de son pluralisme. Si les journalistes sont talentueux, un grand nombre le sont vraiment, le public sera au rendez-vous. Certaines rédactions ont bien saisi l’enjeu ;-).

A eux de faire les efforts financiers en investissement pour donner un écho à leurs journalistes sur la Toile.

De quoi ont-ils peur ? Du journalisme citoyen? Et si cet espace était une fenêtre pour découvrir de nouveaux talents, de nouvelles plumes, du travail coopératif ? Et si ça marche sans gros moyens ? Et si la vérité sortait en partie des sites, forums, blogs ? Et si c’était à nous de décoder entre mille témoignages sur un événement ? Voici un texte d’Agoravox que j’ai écris suite au Web 3 et qui parle d’ un exemple très concret de verrous qui sautent grâce à la Toile.

Un autre texte relatif à la prévention de la délinquance veut condamner les auteurs ou les diffuseurs des «Happy slapping». Si, bien évidemment, je condamne tout acte de violence, filmé ou non, en quoi la bêtise des délinquants qui les réalisent est pire que la bêtise des guerres que nous voyons tous les jours sur nos petits écrans ?

Toute chose égale par ailleurs, les premiers devraient être condamnés pour leurs actes d’atteinte à la personne, coups et blessures par la justice française, les seconds par les tribunaux internationaux.

Certains politiques ont tort de vouloir verrouiller l’Internet. Non seulement parce que c’est un espace de liberté mondial. Les pauvres petites règles du jeu imposées par le haut ne s’appliqueraient qu’en France ? Sont-ils au courant qu’il n’y a plus de frontières avec Internet ? Que les tentatives de verrouillage sont dignes des pays les plus totalitaires ?

Sauvegardons cet espace de la liberté d’expression. Aux dangers de ce qui circule sur le net, je préfère notre éducation à tous âges, à la sensibilisation. Enfin, si des chartes éthiques doivent apparaître, je souhaite qu’elles soient le fruit de travaux citoyens.

Qu’en pensez-vous ?

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mardi, 06 février 2007

François Bayrou ou le Tour de France tranquille

L’anti-people, l’anti-paillette, l’homme qui ne se rend jamais aux avant-premières, qui n’est jamais dans les feuilles de choux des célébrités, c’est bien lui.Pendant que certains font tourner à plein régime la campagne poubelle, lui continue depuis septembre dernier, dans le plus grand silence, son tour de France. Deux déplacements par semaine. Dans chaque ville, dans chaque village, des visites d’entreprises, des réunions publiques, des rencontres avec des étudiants, des chercheurs, des mamans… Pas de grands médias nationaux qui le suivent, un déjeuner presse avec les quotidiens locaux, régionaux. Il s’imprègne de la vie des gens, il répond, il est accessible. Loin de Paris, de son cabinet, de son agenda, toutes ces petites choses qui vous étouffent un personnage. Il a trouvé le rythme, l’équilibre.
Il est serein.

Bon du coup, je le vois plus. Mais pas question de quitter Paris et le QG.

Et puis moi contrairement à lui je suis parisienne, et j’aime cette ville.

Et moi, son cheminement je le vois de Paris. Je le vis à Paris.
Mi blogosphère-mi marchés.

Mes « nouveaux » amis de la blogosphère parient tous sur un Bayrou au 2e tour, je reçois des mails encourageants de connaissances de l’UMP et du PS, et sur les marchés, les passants nous demandent le tract « François Bayrou ».

Alors il est clair qu’il se passe quelque chose de beaucoup plus profond que les sondages qui sont pourtant unanimes sur l’ascension de François Bayrou. J’attends avec impatience la sortie des projets portés par les candidats et non par les partis. C’est à ce moment-là que les vrais choix se feront. Et que c’est sur le fond que nous serons amenés à nous prononcer.

A 29 ans, je n’ai jamais connu de programme électoral depuis que je suis née. Le dernier réel programme a été porté par François Mitterrand en 1981 avec ses 110 propositions. Depuis rien, que de la com’, que des promesses, que des constats (« la fracture sociale » de Chirac). Jamais de propositions, jamais d’engagements.

Mon choix de l’indépendance, de la séparation des pouvoirs, de la 6e République est déjà fait. J’attends de voir les budgets chiffrés des uns et des autres pour avoir un avis objectif sur le fond. J’attends de voir qui chargera encore un peu plus notre barque sur la dette publique. Ça, ce sera pour moi impardonnable.

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